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Débat

Souriez, nous sommes filmés !

Emmanuelle M. Masson - 3e secondaire le 25-11-2014 à 00:21


Énigme de la semaine : Quand j’ai deux S on peut me manger quand on en retire un, on ne le peut plus. Qui suis-je ?

Bonjour à tous ! J’espère que vous avez apprécié l’histoire « Cœur de Guerrier », car je la continuerai sûrement au cours des semaines qui suivront ! Mais cette semaine, trêve d’histoires ou d’articles avec un sujet si peu pertinent que je n’arrive même pas à écrire à propos de ce sujet. Non, cette semaine, c’est le troisième samedi du mois (si le fait d’avoir mis mon clavier et mon calendrier en mandarin n’ont pas inversé les samedis sur mon ordinateur). C’est le temps de faire un débat ! Maintenant que j’ai écrit l’introduction, il faut me laisser environ trente minutes pour que j’aille trouver un sujet en allant regarder des vidéos sur YouTube. En fouinant un peu, j’ai trouvé des débats de type pour ou contre : Facebook ; les chats ; l’internet en bas âge ; le paintball… bref, toute une panoplie de sujets qui se ressemblent parfois et qui ne seraient pas nécessairement intéressants ici, sachant que je prévois peut-être déjà faire un autre article à propos d’internet ! Parler d’internet est en voie de devenir une tradition, on dirait. Mais qui dit internet dit surveillance, et qui dit surveillance dit caméra. Les caméras qu’on voit chaque jour au Collège, et celles des endroits publics. Mais qui dit que tous approuvent ce système, particulièrement dans les écoles ?

On le sait tous, il y a des caméras partout. J’aurais tout aussi bien pu vous parler des webcams, que des pirates pourraient pirater pour vous observer  ; des caméras à Londres  ; des caméras dans les lieux publics  ; de leurs images floues qui nécessitent de pouvoir reconnaître quelqu’un à partir de cinq pixels formant un visage. Mais non ! Aujourd’hui, on va se concentrer sur les caméras dans les écoles.

Pour
Après tout, c’est un endroit public, et les caméras ne sont pas si dérangeantes que ça. Un peu embarrassantes pour certains, peut-être, mais pourquoi se passerait-il des choses intimes dans une cour d’école encombrée ? Ce n’est pas comme avoir des machines de surveillance dans notre maison, notre chambre et partout où on va ! (D’ailleurs, avec les téléphones intelligents, on se débrouille très bien pour se filmer et se prendre en photo partout où on va). Et puis, comme dit plus tôt, il est difficile de bien distinguer un visage sur une caméra, donc pourquoi s’en préoccuper ? Une société comptant beaucoup de gens est difficile à gérer et à diriger, et puisqu’il y a des caméras à l’épicerie, à la banque, etc., pourquoi pas à l’école ? Le monde des adultes contient des caméras ; le monde qui forme les adultes doit aussi en comporter. Ce n’est pas un moyen de brimer, mais plutôt de protéger les gens et d’empêcher des accidents. Si un établissement est complètement dépourvu de surveillance, l’intimidation restera impunie. Les bagarres seront fréquentes et loin des surveillants. Dans un monde où la violence est omniprésente, que ce soit dans les nouvelles ou les films, il faut conserver un œil partout. Les gangs de rue recrutent leur clientèle et leurs membres dans les cours d’école, en échangeant un peu de drogue contre de l’argent, et ce, loin des autres. Le vandalisme aussi est bloqué, puisqu’un objet lancé contre une fenêtre est immédiatement capté par 47 caméras. Les élèves n’ont pas à se sentir épiés, pas plus que les gens n’ont à se sentir mal en croisant un policier dans la rue. Pour contrer les problèmes quotidiens, il faut parfois une intervention désagréable, mais utile.

Contre
Les caméras, un nouveau moyen pour épier tout le monde et suivre nos moindres faits et gestes. Bientôt, il y aura des caméras dans tous les quartiers, devant les portes des maisons, cachées dans les arbres… un jour, les policiers n’auront qu’à rester devant les caméras toute la journée, à attendre que quelque part, quelqu’un fasse un crime. Finies les longues patrouilles ! Un poste de police à 5 minutes de chaque caméra ! Et dans les écoles ? Observer les élèves en tout temps. Tiens, il copie son devoir dans le couloir ? Il va aux toilettes ? Il imite les professeurs pour faire rire ses amis ? Non, définitivement, cette mesure déplaît grandement à beaucoup de gens. Ceux-ci clament que la surveillance humaine demeure la meilleure, et que le problème n’est pas enrayé. Un intimidateur motivé se cachera des caméras, frappera dans les angles morts et suivra quelqu’un à son domicile pour l’intimider. Que dis-je ! Le seul endroit où ils suivront leur victime, en 2014, c’est sur Twitter ! Car il n’y a pas de caméras sur Facebook, et peu de gens pour signaler des contenus insultants. Si les administrations veulent s’attaquer au problème de l’intimidation, autant attaquer toutes les faces, et pas seulement les conflits à l’école. Et puis, en même temps, certains établissements n’apprennent pas aux enfants à vivre ensemble, ils leur apprennent à se laisser tranquilles les uns les autres sans s’intimider. Les préjugés et les stéréotypes arrivent de plus en plus tôt, et la jalousie prend le dessus. On dit aux enfants qu’ils doivent exceller avant de leur dire qu’on leur fait confiance en tout temps. On parle de respect de la vie privée, et de respect des uns envers les autres. Qui peut regarder ces caméras ? Qui choisit les gens responsables de se relayer pour les surveiller ? Comment faire confiance à quelqu’un qu’on ne connaît pas ? Le budget serait peut-être mieux investi dans d’autres secteurs.

Bref, c’est déjà la fin ! N’hésitez pas à communiquer avec moi pour donner vos avis ou proposer des sujets : le mardi, c’est journée radioétudiante pour moi ! Bonne semaine !

Réponse à l’énigme : Le mot « poisson », auquel on peut enlever un S pour faire le mot « poison » !

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