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Histoire du Moyen-Orient

POUR VRAIMENT COMPRENDRE ISRAËL (3E PARTIE)

le 2-12-2014 à 13:56


Nous nous sommes laissés lors d’une relative harmonie entre Juifs et Arabes en terre d’Israël.

Si l’ère ottomane fut plus calme que les précédentes, il reste que d’importants changements politiques et sociaux de l’époque ont su marquer l’histoire d’aujourd’hui. En effet, à partir du XVIe siècle, on observe un développement important du judaïsme par rapport à l’étude de certains textes religieux. Au siècle suivant, une vague d’antisémitisme causée par l’affaiblissement de l’Empire ottoman se déroule parallèlement au renouveau du pèlerinage en terre d’Israël. Au cours des prochains siècles, on assiste à la construction de nombreuses synagogues par la charité de riches philanthropes venus d’Europe.

Aussi, en 1799, Napoléon Bonaparte passe faire un tour bien casual en Israël et déclare que cette région appartient aux Juifs. Puis c’est tout pour le XVIIIe siècle !

Suite à la forte immigration de Juifs européens vers Israël pendant l’Inquisition, on assiste à une autre vague d’immigration juive au XIXe siècle due au massacre des juifs lors des pogroms en Russie. Cette période migratoire durera jusqu’au début de la Première Guerre mondiale. On utilise le terme Aliyah pour désigner toute immigration juive de la diaspora vers la terre d’Israël.

Si je traite en particulier de l’histoire des juifs, c’est simplement dû à la forte association de ce peuple à la terre d’Israël. Avec des musulmans dominant l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, ainsi que des chrétiens partout en Europe, les juifs maintiennent un attachement particulier à Israël, même si durant une grande partie de l’Histoire ils ne sont pas majoritaires. Plus précisément, ces juifs d’Israël ont réussi à faire passer la Terre sainte de désert à métropole émergente, grâce à leurs pouvoirs intellectuels et financiers.

C’est dans cet esprit nationaliste qu’est né le sionisme à la fin du XIXe siècle. Ce mouvement idéologique soutient le retour au pouvoir des Juifs et leur droit de se gouverner eux-mêmes, un droit qu’ils ne possèdent plus depuis des siècles avant l’ère chrétienne. Le sionisme encourage la diaspora juive de se regrouper en Israël, en particulier sur la Terre sainte, Jérusalem (Sion). Un antisémitisme européen pousse à le sionisme à passer de simples idéaux religieux en véritable mouvement politique. L’époque connaît aussi un renouveau de l’hébreu dans ce même esprit de nationalisme. Aujourd’hui, l’hébreu et l’arabe sont les langues officielles d’Israël.

Déjà au XXe siècle ! Wow, ça avance, l’écriture ! Alors je disais qu’au milieu de la Première Guerre mondiale, les forces majeures de la Triple-Entente, la France, l’Empire britannique et la Russie organisent une entente à propos de la division territoriale du Moyen-Orient si l’Empire ottoman capitule. En 1917, l’Empire britannique s’empare de la région de la Palestine/Israël (nous pouvons encore confondre ces termes à cette période-ci de l’Histoire). La même année, une conférence a lieu, confirmant un mandat britannique sur la Palestine. La communauté européenne se range du côté des sionistes (sans tenir compte des demandes des Arabes) et on parle d’un foyer national juif (même si on n’est pas encore rendu à la création d’un État juif) dans la région de la Palestine.

C’est à l’époque du déclin de l’Empire ottoman qu’existe déjà un sentiment nationaliste arabe qui aspire à unifier un État arabe et musulman à travers le Moyen-Orient (j’en ai parlé dans mes articles sur l’Irak). Ce mouvement de pensée touche les Arabes de la Palestine, ignorés par les autorités britanniques et menacés par la population croissante de juifs (on assiste à un renversement de pouvoirs) due à l’immigration.

Des tensions entre juifs et Arabes culminent en une révolte arabe palestinienne. Les autorités britanniques sont obligées d’intervenir et en 1939, une série de mesures est proposée limitant l’immigration juive et la vente de terres en régions arabes de la Palestine aux juifs, dans la peur que les arabes se rangent du côté de l’Axe. Ce contrôle sur l’immigration juive aura un impact sur les juifs qui fuient l’Europe à l’époque de la Deuxième Guerre mondiale. On promet également la création d’un État palestinien d’ici dix ans.

Comparée à l’Europe, la Palestine reste relativement calme durant le conflit européen. Cependant, ce qui était autrefois un refuge sûr durant le conflit devient rapidement un sujet brûlant pour la communauté internationale. Suite à la controverse de visas d’immigration refusés aux juifs de la Shoah, le Royaume-Uni confie un mandat à l’ONU. Cette dernière décide de diviser la Palestine (toujours administrée par le Royaume-Uni) entre États juifs et arabes, un plan de partage qui déplaît à ces derniers. On considère aussi la possibilité d’un éventuel État indépendant.

En 1948, à cause des horreurs de la Deuxième Guerre mondiale, l’ONU concède finalement l’indépendance à Israël, englobant les États palestiniens arabes, mettant une fin officielle au mandat britannique. L’État juif se retrouve déjà en pleine guerre civile. Non, cette histoire est loin d’être terminée !

Obsession de la semaine : Trouver une solution à mon imprimante qui ne marche pas.

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