Éditoriaux
Sports
Environnement
Société
Socio-culturel
Technologie
Ligne du menu
Portail
T&ealé du menu

Budget Leitao

ARGENT, AUSTÉRITÉ et ce que j’en pense

Léo Paquette-Greenbaum - 5e secondaire le 29-03-2015 à 14:32


Bon, ça a l’air que le gouvernement a présenté un nouveau budget. Comme vous le savez, nous assistons déjà à une nouvelle grève étudiante plus ou moins idéologiquement organisée. Contre quoi ? L’austérité. Étiquetée sous la marque de « rigueur budgétaire » par le gouvernement libéral, le nouveau budget en est un bon exemple. Mais pourquoi en parle-t-on tellement ?

Le budget 2015-2016, présenté jeudi dernier par le ministre des finances Carlos Leitao, se démarque parce que c’est le premier budget équilibré depuis 2008, et ce, sans hausse d’impôts. C’est-à-dire que les revenus du gouvernement sont égaux ou dépassent (pas cette fois-ci, malheureusement) les dépenses. Mais à quel prix ? (Toudoum tssshh !) En effet, de nombreuses coupes dans les services de santé et d’éducation, les deux principales dépenses, se font sentir. Plus tard, le Parti libéral n’a pas tardé de préciser lors d’une nouvelle campagne promotionnelle que les services publics seront protégés. Difficile à croire avec toutes ces compressions...

Une des nombreuses réformes parallèles à la rigueur libérale est le projet de loi 20. Celui-ci propose notamment des mesures incitatives pour augmenter le nombre de patients vus par un médecin, et aussi une série de balises par rapport à l’accès aux cliniques de fertilité. Plusieurs craignent que de telles mesures fassent diminuer la qualité des services ainsi que l’accès équitable aux soins de fertilité.

De plus, depuis l’évaporation des régimes de retraite d’une multitude d’employés municipaux, nous constatons de plus en plus que nous ne pouvons plus compter sur le gouvernement pour un soutien stable dans les domaines publics. Et tout cela pour atteindre le fameux déficit zéro.

Une chose est certaine, le programme Leitao est un programme à long terme. En supprimant la taxe santé et en promettant une baisse d’impôts en 2017, le gouvernement veut préserver une certaine popularité chez la classe moyenne, tout en maintenant une économie de droite.

Enfin, avec de telles coupes dans les services, c’est surtout les plus démunis qui souffriront des conséquences de l’austérité.

Obsession de la semaine : Björk qui danse.

Logo de l’article : quebec.huffingtonpost.com

Espace privé Recalculer cette page *