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Billet

Revenante

Emmanuelle M. Masson - 4e secondaire le 15-09-2015 à 13:45


Revenant (nom, verbe, adjectif) : « Âme d’un mort qui revient de l’autre monde sous une apparence physique ». Familièrement : « Personne qui revient après une longue absence », selon le dictionnaire Antidote. Exemple : Emmanuelle Masson, journaliste au J.E. Hey oui, chers lecteurs, je ne suis pas tout à fait partie ! On peut dire que j’ai pris une très longue pause à la fin de l’année dernière et aujourd’hui je le regrette. Je n’ai aucune raison d’avoir cessé d’écrire : je n’avais aucun anneau à aller jeter dans un volcan (je n’ai d’ailleurs trouvé l’anneau unique que cet été, lors d’un voyage, nous en reparlerons un autre jour), et rien de particulièrement important n’est arrivé dans ma vie. Enfin… oui, des choses importantes se sont déroulées dans certains aspects de ma tête : il y a eu des attaques, des enlèvements, de l’espoir, des fuites, des souffrances, des retrouvailles, de l’amour, de l’entraide, des complots. Il y a eu de la peine, de la joie, de la fidélité à toute épreuve… il y a eu, comme certains le devinent, la suite de l’écriture de mes romans !



Plusieurs le savent : j’écris des livres depuis… depuis longtemps. Mon premier ordinateur, je l’ai eu il y a quelques années de la part de mes parents, qui connaissaient mon désir d’écrire. Je n’ai écrit que trois brouillons, trois débuts d’histoire sur cette machine. C’était bien peu. À onze et douze ans, j’ai posé quatorze autres piliers, des récits d’animaux maltraités, du Lion de Cirque jusqu’aux Chiens coincés dans l’avalanche. Je vous ferai peut-être part de ces histoires au cours de l’année. Mon style était alors moins adroit : j’avais l’habitude de poser toutes les actions très rapidement, d’écrire des mots à l’oreille, de laisser les verbes se conjuguer eux-mêmes comme ils le désiraient… et pourtant, ces bouts de papier recto-verso reliés au scotch-tape ont tout lancé ! En secondaire 1, je me suis inscrite au journal étudiant. Pendant trois ans, j’ai alterné le journal et l’écriture des romans, d’un côté émerveillée par ces histoires auxquelles je pensais tellement que j’en suis devenue insomniaque, de l’autre aussi compétitive que Léo Paquette-Greenbaum lorsque j’écrivais des articles (Tiré de son propre article : « À peine commencé le secondaire, j’avais déjà une nouvelle obsession. Cette année-là, j’avais écrit 25 articles. Arrivé au sommet, je ne voulais pas facilement me faire détrôner : à ce nombre se sont ajoutés 28 articles en 2e secondaire, puis 31 autres l’année suivante, 32 l’année dernière et 34 cette année, pour terminer avec un grand total de... 150 articles ! MOUAHAHAH ! »). Je me souviens encore de mon premier texte, que j’avais entièrement écrit avant de réaliser que les faits étaient totalement dépassés et que je m’étais trompée dans mes recherches. Jeunes journalistes, prenez garde aux dates en haut de vos sources !

J’ai cité un nom plus haut… quoi, ne connaissez-vous pas Léo Paquette Greenbaum ? Les copies du J.E. ne sont-elles pas distribuées partout au Québec ? Corrigeons le tir immédiatement : c’est l’un de mes meilleurs amis qui vient de quitter Regina en nous laissant le record incroyable de 150 articles écrits en cinq ans. Allez le lire, ça vaut la peine ! Je vous laisse le plaisir de découvrir aussi les quelques articles de Georges Awaad, un autre de nos amis qui cette année est en 5e secondaire. N’hésite pas à continuer à écrire, très cher 朋友, que ce soit pour toi-même ou pour le public ! N’hésitez pas, chers lecteurs, à prendre le temps de lire les articles de la relève. Les journalistes ont besoin de savoir qu’ils sont soutenus. Réalisez l’impact de vos commentaires sur les articles : si vous voyez et reconnaissez l’un de nous dans le couloir, n’hésitez pas à nous arrêter pour nous dire que vous lisez nos articles. Un seul encouragement peut faire beaucoup.



Pour terminer mon histoire, et mes excuses à ceux qui ont été déçus de voir que j’avais cessé d’écrire sans avertissement, je dois avouer qu’à un certain moment, mes récits m’ont plus fascinée que la réalité. Après tout, où allais-je avec le journal étudiant ? Cœur de Guerrier était une histoire qui ne m’intéressait plus autant ; les actualités également. J’ai remplacé mes articles par Sophie Seyer, par Catalina, par Anaëlle Dean, par Anubis (« shout-out » à Léo, qui m’a convaincue que ce personnage était capable de sourire… au moins un peu !), par Erin (Georges sait aussi à quel point ce personnage m’apporte aussi plus de complications que le journal par moment !) Leurs épopées étaient bien plus intéressantes à mes yeux que de devoir chercher chaque samedi matin un sujet sur lequel écrire. Un sujet devant être traité sans dépasser 1000 mots, pour ne pas être trop long. Un sujet que je ne pourrais publier avant qu’il ait été lu, corrigé, parfois un peu coupé et modifié avant d’être publié. Un article qui n’intéresserait peut-être qu’une personne : moi. Quand je disais que les encouragements étaient importants, vous voyez pourquoi !



Pour conclure cet article, ma foi, assez centré sur ma personne, il faut non pas une promesse, mais bien un souhait. Le souhait, de mon côté, de parvenir à entretenir la flamme qui me pousse à écrire des articles et l’envie de rendre le J.E. plus populaire, le projet de le rendre plus interactif. J’aimerais publier quelques petites histoires ici, les quatorze dont j’ai parlé ; j’aimerais vous parler de mes livres et aussi faire découvrir d’autres livres. J’aimerais que nous puissions avoir des discussions tous ensemble, que ce soit à propos de Regina ou d’autre chose ; j’aimerais que les journalistes puissent rester motivés grâce à vous, chers lecteurs, qui donneriez vos avis sur nos écrits. Je ne peux promettre, de mon côté, que je continuerai toute l’année ; je peux au moins dire que j’essaierai.

Pour les adeptes des énigmes de la semaine, j’ai une suggestion : pourquoi ne pas m’envoyer vos énigmes et devinettes ? Cette année, nous pouvons espérer tous ensemble populariser le J.E., le rendre plus interactif et plus populaire ! Ne vous inquiétez pas, j’ai plusieurs projets pour cette année afin que nous puissions communiquer… en attendant, vous pouvez toujours essayer de communiquer avec moi en me dénichant dans l’un des couloirs ou à la salle 4 : c’est assez simple, je suis la fille qui porte l’anneau unique sur une chaîne autour de mon cou. À bientôt, je l’espère, chers lecteurs !

P.-S. Oui, le logo représente bel et bien un pigeon roux masqué avec un chapeau haut de forme et armé d’un sabre laser et d’une épée de Minecraft transportant avec lui l’anneau unique. Ça prouve que notre journal étudiant à Regina est super cool.

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