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Billet

Aimez-vous !

Emmanuelle M. Masson - 4e secondaire le 16-12-2015 à 14:02


De nos jours, chers lecteurs, tout le monde ou presque essaie de se confiner dans des catégories. On voudrait bien réussir à se caser, tout comme nous croyons que les autres l’ont fait. Les autres, nous les plaçons aussi dans des cases avec l’aide des réponses obtenues à certaines questions ! « Quelle est ton orientation sexuelle ? Quelle est ta nationalité ? » Le grand travail d’un humain, c’est de se définir tout au long de sa vie. Malheur à ceux qui n’arrivent pas à rentrer dans une catégorie ! Malheur à ceux qui ne sont pas dans la case où ils devraient se retrouver ! C’est simple, en apparence, de se définir à l’aide d’un mot. Pourtant, en réalité, c’est plus difficile. Surtout quand notre mot est différent de celui de nos proches. Faisons un tour d’horizon, chers lecteurs : aujourd’hui, brisons les catégories qui peuvent autant nous définir que nous mettre en guerre ! Noël approche à grands pas, il faut oublier les conflits créés par ces cases.

Il y a plusieurs grandes catégories qui créent des conflits partout dans le monde : l’orientation sexuelle, par exemple, en est une. D’autres proviennent des religions ou des nationalités. Pensons à ces gens qui se détestent sans se connaître parce que leurs peuples sont ennemis trop souvent par tradition. Pensons à ces familles désunies parce qu’un de ses membres va dans la « mauvaise » case ! On dit par exemple que la normalité c’est l’hétérosexualité. À l’adolescence, on se questionne, parce qu’il y a tant de choix, parce qu’on découvre le monde et qu’il y a tant de gens à aimer ! Bisexuel, homosexuel, asexuel, allosexuel… laquelle nous représente vraiment ? Comment être sûr de ne pas se tromper ? Comment savoir comment nous devons aimer quelqu’un, comment savoir ce qu’on peut ou ne peut pas faire, comment faire pour que les gens ne nous voient pas comme appartenant à une autre catégorie que celle qu’on se choisit ?

Chers lecteurs, je vous le demande : à quoi servent les catégories ? À se définir, à se simplifier la vie ? Pourtant, elles nous apporteront trop souvent leur lot de stress. On veut se caser et rentrer si bien dans la case qu’on s’analyse, qu’on se décortique et qu’à la fin, nous changeons notre personnalité pour être apte à fitter dans la catégorie. On cherche les raisons et les preuves pour se définir. Ces preuves, nous les inventons même parfois ! On change nos idées, on se réprimande, on se limite. On veut entrer dans le moule. Mais imaginez un monde où… nous n’aurions pas la pression de se catégoriser. Un monde où, peu importe qui nous sommes, les gens ne nous jugeront pas sur quelque chose comme la religion, l’origine, l’orientation sexuelle. Un monde où l’on ne se disputerait pas pour savoir qui aimer et comment aimer, un monde où l’amour serait simple et pur parce que tout partirait d’un jugement franc des qualités et des idées plutôt que des catégories ! Être ouvert, ce n’est pas nécessairement être différent. Ne serait-ce pas de laisser aux autres et à soi-même une entière liberté et rechercher un jugement objectif ? Ces catégories nous définissent peut-être, mais si pour se définir il faut abandonner des parties de nous pour entrer dans le moule, alors le jeu n’en vaut pas la chandelle, à mon humble avis.  

  Ne pas se définir, ça peut sembler compliqué, mais ça se fait. Ce n’est pas tant un refus de se définir, c’est plutôt un refus de s’étiqueter, c’est être capable de se dire : « Je pense être comme ça. Ben coudonc ! Et si je me laissais évoluer pour voir où ça va mener ? Et si je ne bloquais pas le chemin à mes émotions, à mes valeurs, à mes pensées (nouvelles et anciennes) et à mon évolution ? » On rêve sans limites, mais nous limitons par contre notre personnalité !

Si j’écris tout ça, chers lecteurs, ce n’est pas parce que je recherche un monde où il n’y aurait ni orientation, ni religion, ni nationalité, je sais bien que c’est impossible et que dans certains cas, cela nous nuirait plus que cela nous aiderait. Il y aura probablement toujours des moules, mais nous devons refuser que ces moules séparent le monde ! À trop vouloir marquer les différences, nous en avons oublié l’essentiel et ce qui ne peut se définir par des mots : s’aimer. Nous sommes une grande famille, et nous devons nous efforcer de le rester. Ne soyons pas un monde catégorisé. N’ayons pas peur de la différence ou des émotions. Acceptons-les, acceptons ce que nous sommes et jugeons-nous non pas sur ce que nous croyons être, mais plutôt sur nos valeurs. Sur ce qui est bien, sur ce qui ne nous prive pas de notre liberté et sur ce qui ne prive pas les autres de leur liberté. Cessons d’être des prédateurs et des proies au sein de la même espèce !

John Lennon l’a chanté, Stéphane Laporte l’a écrit dans LaPresse, les comités de Regina luttent pour cela et à mon tour, je transmets le message dans le journal étudiant. Un jour, pourrons-nous nous tenir la main, ensemble, en tant qu’humains, en tant qu’amis ? On me traitera bien d’optimiste, mais depuis quand l’optimisme est-il devenu une chimère et un défaut plutôt qu’une aspiration noble ? J’aspire à ce que le monde s’améliore, j’aime croire qu’on parviendra à se rapprocher de l’amour plutôt que de la haine. Ça prendra du temps, mais il suffit qu’une seule personne adopte l’amour dans sa vie pour que les vies de toutes les autres personnes qu’elle croisera soient meilleures. Nous ne parviendrons pas à l’union en créant des groupes puis en essayant de faire en sorte que ces groupes soient des alliés : nous y parviendrons en formant un seul grand groupe !

Je vous laisse sur ces pensées bien personnelles pour cette semaine, chers lecteurs. J’espère que ces idées, jumelées au temps des fêtes, amèneront certaines réflexions. Je vous rappelle aussi que l’année dernière, j’ai fait un article à propos d’idées-cadeaux à offrir à vos proches pour les toucher. Je vous rappelle aussi que vous pouvez commenter tous mes articles et réagir à ceux-ci via ce fameux formulaire GoogleDrive ! Sur ce, bonne semaine, mes amis. N’oublions pas : être optimiste ne veut pas dire être naïf !  

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