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Les crevettes et la perception

Kim Nguyen le 22-01-2016 à 00:43


Saviez-vous combien il y a de couleurs dans l’arc-en-ciel ? Nous avons tous appris qu’un arc-en-ciel contient sept couleurs, mais en réalité il en contient beaucoup plus, seulement nous ne pouvons pas les percevoir ! Nous ne pouvons pas les voir ni à l’œil nu ni à l’aide de la technologie avancée de nos jours, comment pourrions-nous savoir si elles existent vraiment alors ?

On a découvert que les squilles, aussi connues sous le nom de crevettes-mantes, sont des crustacés aquatiques forts intéressants. Ils ont, dans leurs yeux, seize cônes de photorécepteurs qui leur permettent de voir un grand nombre de couleurs.

Ces photorécepteurs sont responsables de recevoir les signaux distinctifs des couleurs de l’extérieur et les projeter au cerveau, pour ensuite être analysés et compris comme des couleurs différentes. Le nombre de photorécepteurs déterminent donc le nombre de couleurs que nous sommes capables de distinguer. Avec nos trois cônes de photorécepteurs, nous pouvons distinguer sept couleurs principales tandis que les personnes daltoniennes ne peuvent pas distinguer certaines couleurs car certains de leurs cônes sont défectueux.

En conséquence, avec seize cônes de photorécepteurs, les squilles sont donc plus avancés que nous dans la perception des couleurs avec un nombre beaucoup plus grand, quoique nous ne savons pas combien. Maintenant, nous savons pertinemment qu’elles existent, mais nous e pouvons pas mieux les voir. Notre vision et ainsi notre cerveau ont donc des limites, inhérentes à notre corps physique, pour percevoir le véritable monde extérieur malgré son existence bien prouvée par le raisonnement.

Quelles sont les vraies couleurs alors ? Peut-être que nous ne les connaîtrons jamais : un autre mystère de l’univers malgré la science, qui est très avancée. La science nous a appris que la Terre n’est pas plate comme on le croyait autrefois, que le système solaire n’est pas unique dans l’univers, etc. Nous sommes si petits par rapport à cet immense univers qu’il nous reste encore beaucoup à découvrir. Accepter qu’on ne connait qu’une part infinitésimale de l’univers nous permet de continuer à chercher, à s’avancer et à s’épanouir. Le contraire nous rendra ignorants et bornés.

De là, tout n’est qu’une question de perception : notre visualisation de l’univers dépend de notre perception.

Cependant, la perception n’est pas simplement limitée par notre corps physique, elle est en plus subjective. Deux personnes verront le même phénomène différemment, ou ne le voient pas du tout : un verre à moitié vide ou un verre à moitié plein ou tout simplement un verre (sans voir l’eau contenue dans le verre).

Ainsi, Matthew Schreindorfer, un ancien élève du collège qui a (temporairement) vaincu son cancer, a perçu sa maladie comme une épreuve dans laquelle il a dû lutter, et de laquelle il est ressorti gagnant. Si une autre personne l’avait vu comme une fin, ou un échec en partant, elle n’aurait pas eu la détermination de chercher des fonds et de trouver des traitements, et aurait accepté sa défaite sans même essayer de se battre. Maintenant que son cancer est revenu, il garde la même mentalité positive, qui l’aidera sûrement dans son parcours.

Tout ce qui nous entoure, beau ou laid, bien ou mal, réel ou irréel, dépend en totalité de notre perception. Il n’est donc pas faux de dire que l’arc-en-ciel peut avoir sept couleurs, ou neuf, ou douze... Alors, puisque tout est relatif dans la vie, dépendamment d’où nous projetons notre regard, dans quelle direction et dans quel état nous sommes, ayons toujours un œil critique et un esprit positif et ouvert envers le monde et envers nous même.

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