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AUDREY LACROIX, NAGEUSE PROFESSIONNELLE

Camille Bérubé et Olivier Boivin-Carrier le 30-10-2007 à 22:53


Mon collègue, Olivier Boivin-Carrier, et moi, Camille Bérubé, avons eu le plaisir d’interviewer la nageuse professionnelle Audrey Lacroix. Elle s’entraîne au Centre Claude Robillard pour le club CAMO. Elle est arrivée 5e aux Championnats du Monde et a pour but de remporter une médaille aux prochains Jeux olympiques de Pékin.

(J.E.) À quel âge as-tu commencé à nager et qu’est-ce qui t’a motivée ?

(A.L.) J’ai commencé à nager à 5 ans. Je faisais des cours de la Croix-Rouge et j’aimais beaucoup être dans l’eau. Dans la petite ville où j’habitais, Pont Rouge, il y avait un club de natation et l’entraîneur de ce club avait encouragé mes parents à m’inscrire dans un programme pour les enfants de 4 à 6 ans. Je m’entraînais quatre fois par semaine. J’aimais beaucoup être avec mes amis et partir en compétition.

(J.E.) Quels ont été les plus grands obstacles dans ta carrière ?

(A.L.) Au secondaire, je voulais aller dans une école sport-études, mais il n’y en avait pas près de chez moi. Donc, je devais faire 30 minutes de transport matins et soirs pour me rendre à mon école où il y avait une piscine. À 15 ans, j’ai décidé de déménager à Montréal. Mes parents sont restés à Pont - Rouge (Québec) et ont dû trouver une pension pour la semaine. La fin de semaine, si je n’avais pas de compétition, je retournais chez mes parents.

(J.E.) Tes parents t’ont-ils toujours encouragée ?

(A.L.) Oui, mes parents m’ont toujours supportée, mais ils n’étaient pas le genre de parents à me pousser. Ils me suivaient et m’encourageaient. Quand j’étais petite, ils m’accompagnaient à mes compétitions. Maintenant, ils le font un peu moins, car je voyage beaucoup. Ils m’ont laissée prendre mes décisions, comme quand j’ai voulu aller en sport-études ou quand j’ai déménagé à Montréal. Ils m’ont aidée et supportée dans ce que je voulais entreprendre.

(J.E.) As- tu une idole et, si oui, qui est-ce ?

(A.L.) J’en ai plusieurs dans plein de milieux différents. Tous les gens qui ont accompli des choses que nous pensions impossibles à accomplir sont en quelque sorte mes idoles. Par exemple, un médecin qui fait une greffe très minutieuse et difficile ou même un athlète qui fait un record, pour moi c’est comme une idole. Parfois, j’écoute ou je lis ce que d’autres athlètes pensent, car nous pouvons apprendre de leur manière de voir les choses, leur record, leur amélioration. Ces gens m’inspirent beaucoup.

(J.E.) Après ta carrière de nageuse, quelles sont tes intentions pour l’avenir ?

(A.L.) J’étudie à l’Université en communication et politique. J’aimerais travailler soit dans le domaine des médias, soit en relations publiques pour un organisme de sport, ce serait l’idéal, ou même une compagnie pour laquelle le sport est important.

(J.E.) Quel est ou quel était ton plus grand rêve ?

(A.L.) J’en ai plusieurs. Un de mes rêves était de me rendre au niveau international en natation et d’être dans les meilleures au monde. Le fait aussi de voyager avec l’équipe nationale était un de mes grands rêves (rire). C’est sûr que mon plus grand rêve est d’aller aux Jeux olympiques, l’été prochain.

(J.E.) Y a-t-il des gens qui ont essayé de perturber ta carrière ?

(A.L.) Pas vraiment. Mais c’est sûr qu’il y a plein de gens qui ne vont pas croire aux objectifs des autres. C’est beaucoup plus facile de critiquer les rêves des autres que de travailler pour réaliser les siens. D’après moi, ces personnes-là sont plutôt jalouses. Souvent, ce sont des gens qui n’ont pas le courage d’essayer de réussir leur rêve et peut-être d’échouer, car c’est sûr que lorsque l’on entreprend quelque chose, on court le risque d’échouer et il y en a qui ont peur de l’échec. Il ne faut pas se décourager devant des gens comme ça, il faut plutôt en avoir pitié (rire). Ce sont des gens qui ne sont pas à l’aise avec eux - mêmes et ils ne se font pas confiance, car ils ne veulent même pas essayer d’entreprendre des choses et ils critiquent ceux qui ont le courage de les entreprendre.

(J.E.) Quel entraîneur te motive ou t’a motivée le plus ?

(A.L.) Tous mes entraîneurs m’ont motivée à leur manière. Claude Lamy, il fait de grands gestes, il parle fort, il est très exubérant. Pierre Lamy, lui, est plus calme, il va plutôt te parler de manière visuelle, il va faire des petits scénarios pour mieux te faire comprendre les choses et pour te motiver. Pour sa part, Claude Saint-Jean (entraîneur actuel) est plus terre-à-terre, il est drôle, il va dédramatiser les choses quand ça ne va pas bien puis, quand ça va bien, il n’en met pas trop. Il travaille beaucoup avec moi afin d’atteindre mes objectifs. Dans le fond, chacun de mes entraîneurs m’a aidée à sa façon afin que je devienne une meilleure athlète.

(J.E.) Quels sont tes objectifs pour les prochains Jeux olympiques à Pékin ?

(A.L.) Mon objectif de classement, c’est de faire la finale. Durant la finale, je veux être dans la course pour une médaille. Je ne sais pas trop ce que les autres vont faire, mais moi c’est sûr que je veux faire mon meilleur temps. Si je n’ai pas de médaille, je veux être proche, mais selon moi, j’ai quand même une chance de médaille si la course se passe bien. C’est sûr que si les autres filles font deux secondes de moins que mon temps, je ne peux rien faire contre ça, mais je veux tout de même être le plus proche possible d’une médaille.

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