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UNE CHAMPIONNE DE PATINAGE SE CACHE DANS LE 507

Simon Parent le 13-01-2008 à 19:39


Le 28 novembre dernier, j’ai interviewé Sarah-Kym Pépin du groupe 507 alors qu’elle se préparait à partir le lendemain matin au Michigan. Je lui ai demandé comment elle se sentait avec les compétitions qui approchaient.

Tout d’abord, pourrais-tu me dire quel est le style de patin que tu pratiques ?

Je fais du patinage synchronisé. Je fais partie de l’équipe des Suprêmes junior de St-Léonard. Comme le nom le dit, c’est synchronisé, nous sommes 20 filles en même temps sur la glace qui font les mêmes mouvements sur une musique donnée.

Et depuis combien de temps pratiques-tu le patinage synchronisé ?

Ouf, ça fait longtemps… plus de 7 ans que je pratique ce sport. En réalité, j’ai chaussé des patins pour la première fois de ma vie à l’âge de 2 ans. Dès ce moment, j’ai su que je voulais continuer le patin, peu importe le style. Cependant, quand j’ai débuté, je faisais du patinage artistique, qui est différent du patinage synchronisé. Donc, de 2 à 9 ans je faisais uniquement du patinage artistique, et à l’âge de 9 ans j’ai débuté le patinage synchronisé. Cela veut donc dire que depuis l’âge de 9 ans je pratique les deux sports en même temps.

Donc on pourrait dire que c’est une passion pour toi ?

Oui ! C’est certain qu’en ce moment je suis très épuisée, car les compétitions arrivent et mes entraînements sont de plus en plus intenses. Je m’entraîne environ 20 heures par semaine, donc oui on peut dire que c’est une passion pour moi. Ce n’est pas tout le monde qui aurait la volonté de s’entraîner autant, tout en réussissant leurs études.

Dans peu de temps, tu partiras en compétition. À quoi t’attends-tu pour cette compétition en France ?

Il faudrait que je précise quelque chose : avant d’aller compétitionner en France, nous devons, mon équipe et moi, nous classer au Canada. Après avoir gagné soit l’or ou l’argent, nous partirons alors en Europe pour l’assignation internationale en vue des mondiaux. Cette assignation se déroule en France tandis que les mondiaux se déroulent à Prague, en République Tchèque. Donc nous espérons de tout cœur que nous allons nous rendre jusqu’au bout ! Habituellement, les Suprêmes de St-Léonard gagnent beaucoup de compétitions, en fait la plupart ! Nous sommes très fortes ! L’élite ! (rires)

Et comment te prépares-tu psychologiquement et physiquement à cette compétition ?

Psychologiquement, je me concentre afin de réussir comme si j’étais dans mon aréna de St-Léonard, essayer de me sentir dans « ma bulle », ne pas penser aux centaines de spectateurs qui vont m’observer à partir des estrades. En ce qui a trait à ma préparation physique, nous avons un programme de réchauffement et d’étirements avant chaque pratique officielle et chaque compétition pour que notre corps soit bien alerte et apte à faire toutes les figures correctement.

Mais, avant de partir en Europe, tu iras faire une compétition plus proche de nous à Détroit, Michigan.

Oui, effectivement. Nous allons là-bas pour nous comparer aux autres équipes du Canada et des États-Unis entre autres. Mais aussi pour que les juges nous évaluent sur notre programme et qu’on voit ce qu’il y a à améliorer en vue des assignations en France.

J’imagine que tu appréhendes beaucoup le résultat de ton dur labeur… ?

Oui c’est certain ! J’aimerais évidemment toujours arriver première, tout gagner, mais il faut qu’il y ait des périodes plus difficiles afin de nous motiver davantage. Je crois vraiment que nous sommes prêtes et que nous allons faire de notre mieux pour remporter l’or !

Alors merci Sarah-Kym de m’avoir accordé cette entrevue. J’espère sincèrement que vous allez réussir et que vous vous rendrez jusqu’aux mondiaux, à Prague, votre ultime but !

Merci beaucoup.


C’est moi qui te remercie ! Ça m’a vraiment fait plaisir.

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