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PLUS DE SPORT, MOINS D’OBÈSES, PLUS D’ÉCHECS ?

Catherine Bossé le 5-05-2008 à 14:04


Dans l’espoir d’améliorer la santé et le bien-être des enfants québécois, plusieurs spécialistes ont eu la brillante idée d’ajouter une heure d’éducation physique par semaine à l’horaire des étudiants. Toutefois, afin d’équilibrer les heures de cours, il faudrait enlever une période de mathématiques ou de français par semaine.

Depuis 1981, un cours d’éducation physique a été instauré dans les écoles afin de créer chez les jeunes de bonnes habitudes sportives. Jusqu’en 2005, les élèves du primaire bénéficiaient d’environ 60 minutes par semaine d’activité physique. Depuis trois ans, le gouvernement suggère plutôt d’allouer 2 heures par semaine aux activités sportives. Il n’y a malheureusement qu’une école sur cinq appliquant cette recommandation ! Le problème est encore plus flagrant si l’on considère que les jeunes ne bougent qu’entre 16 et 20 minutes lors d’une période de cours. Et dire que les experts affirment qu’une heure d’exercices quotidiens améliore le rendement scolaire…

L’activité physique au quotidien chez les jeunes contribue à améliorer leur concentration, leur mémoire et leur aptitude scolaire. Cela aide aussi à diminuer la dépression chez les étudiants et à réduire les comportements turbulents ou violents.

Au Canada, plus de la moitié des enfants de 5 à 14 ans pratiquent un sport organisé tels le hockey ou le baseball. Les enfants sont proportionnellement plus nombreux à participer à des activités sportives si le contexte familial y est favorable. Ainsi, les enfants issus de familles dont les parents participent à un sport organisé sont beaucoup plus susceptibles de participer à un sport que les autres enfants.

Des études entreprises par des chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières, menées dans les années 70 auprès de 546 élèves du primaire, affirment que ceux ayant plus de cinq heures d’éducation physique par semaine avaient de meilleurs résultats scolaires que les élèves qui n’avaient que 40 minutes. Même s’ils consacraient 33 minutes de moins par jour aux mathématiques, ils réussissaient davantage dans cette matière.

Beaucoup de choses peuvent encore surprendre sur ce sujet. Par exemple, certains jeunes, malgré leur jeune âge, sont déjà atteints de maladies cardiovasculaires comme l’hypertension ou l’obésité. Un enfant sur quatre au Québec est obèse ou souffre d’autres maladies. Parmi ces enfants, 40 % des obèses âgés de 7 ans et près de 70 % des adolescents obèses le demeureront également à l’âge adulte.

Le mode de vie des enfants a beaucoup évolué au cours des dernières années. Il n’y a pas si longtemps, les jeunes marchaient pour se rendre à l’école. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux prennent les transports de la ville, ou pire encore, se font reconduire par leurs parents qui habitent près de l’école. Incroyable, n’est-ce pas ?

Encore plus surprenant, on remarque dans plusieurs écoles canadiennes que 75 % des garçons sont capables d’exécuter un redressement assis contrairement à un mince 24 % chez les filles. (Source : Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie)

Les dix sports les plus populaires chez les jeunes sont, dans l’ordre : le soccer, la natation, le hockey, le baseball, le basketball, le ski alpin, le patinage artistique, le karaté, le volley-ball et finalement, le cyclisme. Devant tant de possibilités, il n’y a pas de raison de rester inactif !

Finalement, je crois que l’activité physique est un problème critique que nous devrons bientôt régler. N’oublions pas que les jeunes d’aujourd’hui seront les adultes de demain…

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