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Texte gagnant

QUEL VOYAGE INOUBLIABLE

La rédaction le 17-06-2008 à 12:56


Voici les gagnants du concours de cartes postales dans le cadre de la semaine de la Francophonie :

1re secondaire

Bonjour Madame, Quel voyage inoubliable ! Imaginez-vous donc qu’il m’est arrivé une aventure incroyable ! Je sais qu’on se reverra très bientôt ! Qu’importe, je ne peux résister à l’envie de vous la raconter…J’étais dans l’aéroport de Montréal, m’apprêtant à faire un voyage extraordinaire, quand je me suis aperçue qu’en laissant mes valises sans surveillance, quelqu’un me les avait prises. Mon avion pour la Roumanie allait partir dans moins d’une heure et je ne pouvais pas me permettre de le rater. Heureusement, mon sac à main contenant mon passeport et mes billets était toujours accroché à mes épaules. Furieuse contre tout le monde, je lançais des regards noirs à tous ceux qui osaient me regarder. Mais, je n’allais certainement pas laisser un événement comme celui-ci gâcher tout mon été. J’ai alors décidé de me rendre en Roumanie… sans bagages. C’est ce que je fis. Arrivée à Bucarest, j’ai pris un taxi pour me rendre chez mes grands-parents. Au comble de mes malheurs, il n’y avait personne à la maison et le chien, un féroce berger allemand, grognait méchamment dans la cour. J’étais furieuse contre mes grands-parents. Oublier mon arrivée… c’était inacceptable ! Maintenant, je trouve que c’était l’aventure la plus hilarante qui me soit arrivée. Tout s’est bien sûr arrangé. À bientôt !

Alexandra Bumbu 104

2e secondaire

Bonjour Madame Lévesque,

Imaginez-vous donc qu’il m’est arrivé une aventure incroyable ! Qu’importe, je ne peux résister à l’envie de vous la raconter… Nous sommes en voyage à New York, mes parents et moi. Ma mère est une personne très sociable qui adore parler. Durant l’aller, dans notre autobus de voyage, ma mère était assise à côté d’une dame âgée qui, je pensais, aimait écouter les histoires amusantes de ma mère. Moi, je trouvais cela gênant que ma mère parle toujours toujours de mon enfance ! Durant le trajet de retour, ma mère (qui parlait français) lui demanda de raconter sa vie à elle. Surprise ! La vieille dame répondit en anglais qu’elle ne parlait pas en français ! Ma mère, qui parlait depuis des heures, parlait à une femme qui ne la comprenait même pas !

Jenny Pham 205

3e secondaire

Bonjour Madame,

Quel voyage inoubliable ! Imaginez-vous donc qu’il m’est arrivé une aventure incroyable ! Je sais qu’on se reverra très bientôt ! Qu’importe, je ne peux résister à l’envie de vous la raconter…Je marchais tranquillement le long de la muraille de Chine lorsque des Mongoles barbares passèrent et, munis d’une bombe, ils firent une brèche dans l’imposant mur, puis s’enfuirent à dos de poneys comme des hors-la-loi. J’essayai de les poursuivre, mais sans résultat. Le gouvernement chinois chercha les coupables, me convoqua, moi ainsi que ma famille, pour un interrogatoire où la violence joua un grand rôle dans l’aveu de ma culpabilité. Je fus dès lors condamné à la pendaison. Heureusement, une bande de moines bouddhistes tibétains extrémistes vint me libérer. Nous nous évadâmes à dos de lamas et de yacks malgré les avions à réaction qui nous poursuivaient. Je vous envoie cette lettre du quartier général des Tibétains, car je n’en peux plus de tricoter et de boire du lait de lama. Je vous prie d’envoyer un avion à l’aéroport de Katmandou au Népal dans la nuit du 3 au 4 mai. Il en va de ma santé mentale, l’air des montagnes, les émanations nauséabondes des animaux et la peur constante du yéti rongent mon esprit !

À très bientôt !

Simon Proulx 309

4e secondaire

Bonjour Madame,

Imaginez-vous donc qu’il m’est arrivé une aventure incroyable ! Je sais qu’on se reverra très bientôt ! Qu’importe, je ne peux résister à l’envie de vous la raconter… Je devais avoir autour de 6 ans. J’étais en voyage en Italie avec mes deux parents. Mes parents venaient juste de se marier à Rome et nous nous étions dirigés vers la campagne italienne. Un soir, alors que nous marchions à travers la ville, mon père, qui marchait derrière moi, lança quelques pièces de monnaie dans les airs, créant l’illusion que « l’argent tombait du ciel ». Puisque je soupçonnais que c’était l’œuvre de mon père, je me retournai vers lui. Mais au même moment, un passant qui avait vu la scène lança à son tour des pièces de monnaie. Mon cœur de jeune enfant était rempli de joie. Je récoltai les pièces une à une, épatée. Le petit village devint à jamais, dans mon cœur, « là où l’argent tombe du ciel ! »

À bientôt ! Camille Harel-Labelle 409

5e secondaire

Bonjour Madame,

Quel voyage inoubliable ! Imaginez-vous donc qu’il m’est arrivé une aventure incroyable ! Je sais qu’on se reverra très bientôt ! Qu’importe, je ne peux résister à l’envie de vous la raconter… Réputation oblige, il me fallait tester la gastronomie française, et ce en grande pompe. Avec dans l’idée de « m’enfiler », n’en déplaise à votre végétarisme, un canard à l’orange sauté aux groseilles et autres trucs-muches, je me suis rendu dans « THE » restaurant, le genre qui remplit aussi bien l’estomac qu’il ne vide les poches. Le mot-surprise a alors pris tout son sens. Ce n’était pas l’air fendant de l’hôte (que j’ai baptisé plus tard M.T.S pour Maudit Têteux Stupide) ni même les regards scrutateurs des attablés cherchant à me situer dans les hautes sphères de la société, mais plutôt le fait que je ne connaissais pas un seul des plats du menu, qui m’a d’ailleurs déconcerté. L’eau gazéifiée s’appelait « Le Mountain » et les vins étaient identifiés en caractère 6, sans plus de détails que leur nom de cépage. Même les entrées ne comportaient pas le mot « salade » ! Toutefois, j’y vis « ris de veau ». Salivant à l’idée de manger du veau braisé sur du bon vieux riz Uncle Ben’s, je reçus mon assiette avec une expression de perplexité. J’ai demandé à M.T.S de me dire ce qu’était cette bouillie qu’on venait de me servir, ce qui me valut deux bonnes minutes de regards croches et de soupirs après lesquelles il me répondit de sa bouche en bec de poule : « Nos plus frais abats ; nous ne prenons que les meilleures glandes, bien entendu… » Vivement le retour des Valentine !

À très bientôt !
Julien Hynes-Gagné 504

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