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PAR ICI LA BONNE BOUFFE !

Francesca Drolet le 17-06-2008 à 12:34


L’heure du dîner approche. Dring dring, la cloche résonne enfin. Les classes se vident alors que les estomacs le sont déjà depuis longtemps. Les sacs d’écoles sont abandonnés épars soustrait au regard des surveillantes. Les escaliers s’emplissent. Une meute d’affamés les descendent frénétiquement ! Arrivés au rez-de-chaussée, le velcro du portefeuille retentit et hop, 5,75 $ sont sortis. Direction : Cafétéria.

Habitués d’attendre le bus, les « étudiants-nouilles » se dirigent vers la ligne des pâtes et les autres attendent à l’arrêt des menus traditions. Au grand déplaisir de certains peut-être, l’époque des graisseuses et des roteux est bien révolue. (Pssst : Cette révolution reginienne s’est effectuée il y a deux ans. Auparavant, hamburgers, frites et distributrices étaient monnaie courante !)
Voici l’histoire des Jardins du Gastronome !


HISTOIRE


Marché 440 Il était une fois, à la fin des années 90, une entreprise nommée « Les Jardins du Gastronome ». Crée et exploité par Bruno et Josée Manlhiot, le commerce avait pour objectif de préparer des repas gastronomiques prêt-à-manger. Située au marché 440, près de la magnifique autoroute, la première succursale des « Jardins » prend forme. Année de soleil où les récoltes ($) sont bonnes, les « Jardins » se font rapidement une réputation. La cuisine de leur boutique étant trop petite pour fournir à la demande, les propriétaires désirent partir en quête de nouveaux locaux afin de créer d’autres comptoirs de vente.

(Tannés de lire ? Attention, le climax de l’histoire approche à grands pas !)

La preuve qu’un commerce est populaire et apprécié ? Lorsque plusieurs célébrités font partie de la clientèle régulière ! Dans ce cas-ci, pas de doute sur l’appréciation des « Jardins du Gastronome » : Sœur Annette Bellavance, ancienne directrice du Collège, fréquente ce petit comptoir de vente ! De son côté, elle songeait sérieusement à employer une nouvelle entreprise pour satisfaire l’appétit des reginiens.

Cuisine Vous me voyez venir là… Comme 1 + 1 font 2, Sœur Annette Bellavance propose à Mme Manlhiot de prendre la responsabilité de la cafétéria ! (On connaît déjà l’issu de l’histoire ! Aucun suspense…)

L’offre est alors acceptée. Pour les propriétaires Manlhiot, les 5000 pieds carrés du Collège étaient intéressants, car ils représentaient un « double avantage » : alimenter les étudiants et fournir leurs comptoirs de vente externe. Comme dans les contes de fées où les héros partent à l’aventure, le couple Manlhiot se lance avec enthousiasme dans ce nouveau défi.

En général, les cafétérias ne jouissent pas d’une réputation très enviable. Une opinion que partageaient aussi nos deux cuisiniers ! Habitués de concocter des repas gastronomiques, ils décident de bouleverser la culture alimentaire reginienne et de servir « autre chose ».

Quelques mois plus tard…


UstensilesNos cordons-bleus arrivent finalement sur les lieux où se déroulera l’action de leur grande aventure… les cuisines de Regina ! Ils prennent aussitôt possession de l’endroit et font table rase de tout ce qui s’y trouvait. Viva la revolución ! (prononcez en espagnol)

Dès lors, leur mission est claire : détruire l’emprise du casse-croûte sur les reginiens ! Pour ce faire, une incroyable entreprise de séduction s’opère. « Les Jardins du Gastronome » va créer des menus qui soient alléchants tant sur les plans gustatifs que nutritifs. Et pour ne pas heurter les disciples du Dieu Cholestérol, ils ont maintenu en vie quelques années le casse-croûte et la distributrice. Ces deux sources financières allaient également permettre aux propriétaires de faire une transition en douceur vers la saine alimentation.

Fin de l’histoire : Bruno et Josée Manlhiot vécurent très heureux. Ils avaient enfin éliminé la malbouffe du collège !


HUIT ANS PLUS TARD - Épilogue


Dès 6 h le matin, alors que nous avons encore la tête dans les nuages, 14 employés s’activent déjà dans les cuisines de Regina. Et du travail, il y en a beaucoup ! Entre 450 et 550 ados (et quelques profs errants) mangent chaque jour à la cafétéria.

Agneau aux lentilles, pâté au poulet, sauté de porc… tous ces repas sont préparés le matin même pour nous… et pour les comptoirs du Marché 440 et de la rue Fleury. Donc pour ceux qui quittent le collège cette année et qui s’ennuieront des dîners reginiens , vous pourrez toujours vous rabattre sur les petits comptoirs du « Jardin des Gastronomes » !

Finalement, chers reginiens, comme dans tout bon conte de fées, cet article contient une morale : avec de l’audace, du talent et de l’imagination, on peut réellement transformer des citrouilles en carrosses !

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