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LA SUPERSTITION PORTE-BONHEUR

Roxanne Ocampo Picard le 4-05-2011 à 19:09


Le 27 avril, des milliers de Montréalais ont passé la soirée rivés sur la télévision en espérant que leur équipe de hockey favorite, les Canadiens, emporte la série face au Bruins de Boston. À notre plus grand malheur, ils ont perdu ce 7e et ultime match après environ 80 minutes de jeu féroce. Les deux équipes se sont affrontées avec l’ardeur de véritables lions, aucune des deux ne méritait la victoire plus que l’autre. Il faut dire que l’équipe montréalaise était décimée par les blessés. Certains disent donc que la défaite du Canadien était tout simplement un manque de chance. Pour remédier à cela, les joueurs superstitieux ont souvent tendance à s’inventer des petits rituels ou se trouver des porte-bonheurs.

Par exemple, Ray Bourque, un ancien joueur des Bruins de Boston changeait toujours de lacets dans les pauses. Ayant disputé 1826 matchs, il a usé près de 5500 paires de lacets au cours de sa carrière !

Pour vaincre les Oilers d’Edmonton en séries, les Kings de Los Angeles ont demandé l’aide d’un DJ dont le postérieur portait supposément chance. Ce dernier a posé son arrière-train nu sur la glace pour aider son équipe. Croyez-le ou non, ça a marché !

Certaines habitudes sont plus pénibles que d’autres. C’est le cas de la fâcheuse coutume que Glenn Hall avait de vomir avant chaque partie. Il était persuadé qu’il perdrait s’il ne vidait pas son estomac. Répugnant ou pas, ce truc s’est avéré relativement efficace puisque Glenn Hall a remporté 407 parties et fut récompensé avec trois trophées Vezina…

Bruce Gardiner, quant à lui, passait pour un timbré quand il s’agissait de son bâton de hockey. Un des préparatifs avant un match était de tremper son bâton dans l’eau… de la cuve de toilette !

Une des superstitions les plus connues est sans aucun doute celle de Patrick Roy. Cette icône du Canadien conversait avec les meilleurs amis de tout gardien : les poteaux de son but !

Les Islanders de Big Apple remporteraient haut la main un concours de la superstition la plus bizarroïde. En 1975, ils avaient perdu les trois premiers matchs de la série face à Pittsburgh. Ils sont tout de même parvenus à surprendre tout le monde en arrachant la victoire. Leur secret ? Un sac rempli d’excréments d’éléphants. Ils avaient découvert les propriétés magiques de ces déchets organiques l’année précédente, alors qu’ils partageaient le Madison Square Garden avec un cirque.

Il n’y a pas que les joueurs qui ont des coutumes loufoques, les fans aussi ! La plus courante est indiscutablement celle de se laisser pousser la barbe des séries. Cette tradition date des années 80 et c’est à New York qu’elle a fait ses débuts.

Bref, les superstitions, aussi farfelues soient-elles, contribuent grandement à la magie du hockey. Que ce soit en rassurant ceux qui y croient ou en faisant rigoler les sceptiques, elles sont une partie intégrale de la culture du hockey.

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