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Politique fédérale

LE NPD, LOIN D’ÊTRE UN « BLOC ORANGE »

Roxanne Ocampo Picard le 8-05-2011 à 17:59


Comme vous le savez déjà, une vague orange (je devrais plutôt dire un tsunami orange) a déferlé sur le Québec lors des dernières élections fédérales. En effet, le Nouveau parti démocratique a récolté 102 sièges dont 58 au Québec. Le chef du parti, Jack Layton, a donc remplacé Gilles Duceppe en tant que porte-parole du Québec. Il est pourtant loin d’être chef d’une espèce de « Bloc Orange ». Sans le vote des Québécois, le NPD n’aurait jamais formé l’opposition. Va-t-il défendre nos intérêts pour autant ?

Selon moi, non, loin de là. Après tout, quel est le but ultime de tout chef ? Devenir premier ministre du Canada. Peu importe si c’est pour les bonnes raisons, en fin de compte, tout le monde veut le pouvoir. Pour remporter les prochaines élections et obtenir le pouvoir, Jack Layton devra gagner la faveur du reste du Canada et ce n’est certainement pas en plaidant la cause du Québec qu’il réussira. Mais après tout, à quoi nous attendions-nous ? Il a toujours été clair que le NPD était fédéraliste. Les députés néodémocrates ont beau être reconnaissants qu’on les ait élus, ils ne se tatoueront pas une fleur de lys sur le cœur de si tôt. En votant pour eux, il fallait se fier à autre chose qu’aux airs charmeurs de leur chef. Ce n’est pas notre province qu’ils représenteront à la Chambre des communes, ce sont les priorités de leur parti.

Dans leur plateforme, les néo-démocrates promettaient qu’ils se battraient pour améliorer les services de soins de santé, venir en aide aux familles financièrement, renforcer les pensions de retraite, punir plus sévèrement la maltraitance envers les aînés, réduire considérablement les dépenses militaires, stimuler la création d’emplois, lutter contre les changements climatiques et bien d’autres. Certes, il est bien difficile de s’opposer à cette plateforme, car nous partageons leurs valeurs. On peut très bien se reconnaître dans certains aspects de leur idéologie, mais rien ne nous concerne directement. Aucune mention de défense de la culture québécoise ou de la langue française. Une chose est sûre, nous pouvons mettre une croix sur la protection de l’identité québécoise.

Bref, même en unissant nos voix pour faire élire le NPD, notre parole est dorénavant considérablement affaiblie. Pourrons-nous nous faire entendre à Ottawa durant les quatre prochaines années ? C’est à suivre...

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