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Politique

D’AUNG SAN SUU KYI À LA DAME DE FER

Léo Paquette-Greenbaum le 29-01-2012 à 07:04


Oui, cet article, comme le titre l’indique, abordera les plus célèbres politiciennes de notre époque, dont Angela Merkel, Margaret Thacher, Pauline Marois et Aung San Suu Kyi.



Ma première intention était d’écrire un article sur Aaung San Suu Kyi, qui venait tout juste de se présenter comme candidate à la chefferie de son pays, mais... dû à un manque d’information sur le sujet, j’ai décidé de présenter aussi Margaret Thacher, sur qui porte le film The Iron Lady présentement à l’affiche. J’ai également voulu vous présenter les récents troubles de Pauline Marois et la ténacité dont elle fait preuve. Sans oublier la chancelière allemande Angela Merkel, au cœur des tourments économiques de l’Europe. J’ai donc finalement décidé de vous dresser le portrait de ces quatre politiciennes.



L’Allemagne est un des pays européens les plus impliqués dans l’économie européenne. L’actuelle chancelière, l’équivalent de notre premier ministre, est l’une des femmes les plus connues qui se sont lancées en politique. Née en 1954, Angela Merkel étudie à l’école polytechnique de Templin où elle apprend le russe et l’anglais. En 1978, ayant étudié à l’université Karl-Marx de Leipzig, elle obtient son diplôme en physique. En 1986, elle reçoit un doctorat en chimie. Elle travaille comme chercheuse à l’institut central de chimie physique jusqu’en 1990.

Pendant les années 1980 et 1990, Angela Merkel s’est impliquée dans la Jeunesse libre allemande et dans le mouvement Demokratischer Aufbruch. Elle a ensuite rejoint l’Union chrétienne-démocrate (CDU) où elle devient chef du parti et finalement, chancelière fédérale en 2005.



La République de l’Union du Myanmar (Birmanie) est un pays en plein changement  ; l’activiste Aung San Suu Kyi se présentera à la tête du parti de la Ligue nationale pour la démocratie aux élections d’avril 2012. Née en 1945, à Rangoon, en Inde, Aung San Suu Kyi, fille du général Aung San ayant négocié l’indépendance de la Birmanie, n’a que deux ans quand celui-ci est assassiné cinq mois avant l’indépendance. Sa mère est nommée ambassadrice de la Birmanie à Delhi, en Inde. Suu Kyi étudie à l’école anglaise catholique de Birmanie, mais termine ses études secondaires au Lady Shri Ram College à New Delhi en 1964. Elle déménage ensuite en Grande Bretagne où elle suit un curriculum de philosophie, de politique et d’économie au St. Hugh’s College d’Oxford. Elle termine ses études par un doctorat à la School of Oriental and African Studies de Londres.

En 1988, dans le but de travailler pour la démocratie, elle participe à la fondation de la Ligue nationale pour la démocratie, dont elle devient la secrétaire générale. Moins d’une année plus tard, elle est arrêtée par le gouvernement militaire. Elle est ballottée entre la prison et la liberté surveillée pendant plusieurs années. En 1990, son parti remporte les élections, mais le gouvernement militaire réussi à les évincer du pouvoir. La même année, Suu Kyi reçoit le prix Rafto et le prix Sakharov pour la liberté de pensée. L’année suivante, elle reçoit le prix Nobel de la paix, et plus tard la Médaille présidentielle de la liberté et le prix Olof Palme.
Finalement, le 13 novembre 2010, Suu Kyi est libérée officiellement  ; la police birmane enlève les barrières de sa résidence sous surveillance permanente. Elle est maintenant autorisée à se déplacer librement.



J’ai adoré le film The Iron Lady sur Margaret Thatcher. C’est pourquoi je trouve important de mentionner la première ministre britannique la plus admirée et aussi la plus détestée. C’est celle qui a tenu les rênes du pouvoir d’une main de fer (d’où son surnom) au Royaume-Uni depuis Lord Salisbury. Née en 1925 à Grantham, en Angleterre, dans une famille de classe moyenne, Thatcher passa sa jeunesse à aider ses parents à tenir leur épicerie. Sa famille suit les valeurs du dur travail, ce qui l’influencera plus tard dans sa carrière politique. Elle obtient une licence de chimie de l’université d’Oxford où elle devient présidente de l’Oxford University Conservative Association. De 1947 à 1951, elle travaille en tant que chercheuse en chimie.

En 1949, elle est désignée candidate conservatrice dans la circonscription de Dartford, mais elle échoue à se faire élire. L’année suivante, elle commence ses études juridiques. Elle est finalement élue en 1959. Cela se poursuivra sans exception jusqu’à la fin de sa carrière politique. En 1970 elle est nommée ministre de l’Éducation et des Sciences et, en 1975, elle prend la tête du parti.

En 1979, elle devient première ministre du Royaume-Uni. Pendant son règne, elle est souvent rigide avec les membres de son parti. À cause de sa vision anticommuniste et de sa ténacité, les Russes la surnomment la Dame de fer. Elle perd peu à peu sa popularité à cause des augmentations de taxes imposées à la population. Malgré cela, elle réussit à ramener la situation économique de la Grande-Bretagne à l’équilibre. Elle regagne ensuite une certaine popularité grâce à la victoire lors de la guerre des Malouines.
En 1990, détestée par plusieurs membres de son parti, elle démissionne en invoquant la nécessité de changement au sein de son parti.



Elle est nommée baronne en 1992 et devient « Thatcher of Kesteven in the Country of Lincolnshire ».



Je ne suis pas complètement souverainiste, mais j’admire Pauline Marois pour plusieurs raisons dont son incroyable ténacité. Avec les élections provinciales qui s’en viennent vraisemblablement cette année, je trouve pertinent de parler de celle qu’on surnomme la Dame de béton.

Pauline Marois est née dans une famille modeste à Québec, en 1949. En 1971, elle obtient un baccalauréat en service social de l’Université Laval et une maîtrise en administration des affaires de l’École des hautes études commerciales de l’Université de Montréal cinq ans plus tard.

Militante depuis les premiers jours du Parti Québécois en 1978, elle devient l’attachée de presse de Jacques Parizeau. Elle quitte le poste six mois plus tard pour devenir chef de cabinet de la ministre de la Condition féminine, car on considérait qu’elle n’était pas utilisée à la hauteur de son talent.

Marois hésite à se lancer en politique, car elle est enceinte de sept mois, mais accepte finalement de se porter candidate pour le PQ. Elle est élue avec une confortable majorité 11 jours avant son accouchement. Pendant son mandat, elle change de poste plusieurs fois et se présente à la course à la direction du Parti Québécois. Malheureusement, elle n’est pas élue chef.

Elle est défaite pendant l’élection générale de 1985 et lors de l’élection partielle d’Anjou de 1988. Elle revient à l’Assemblée nationale l’année suivante et se fait réélire en 1994, 1998 et 2003 où elle occupe pas moins de 14 charges ministérielles. Au départ de Lucien Bouchard, Bernard Landry devient chef du parti, puis premier ministre en 2001. Mme Marois rate sa chance une deuxième fois.

En 2004, Pauline Marois encourage Landry à démissionner, ce qui l’amène à briguer la chefferie du parti en 2005, mais les militants lui préfèrent André Boisclair. Elle se retire de la vie politique active en 2006, mais se représente une autre fois à la direction du PQ après la démission d’André Boisclair et obtient cette fois-ci la direction du parti.

Jusqu’à maintenant, Pauline Marois poursuit son rêve de devenir la première femme à occuper le poste de premier ministre. Elle promet de baisser l’âge légal pour voter à 16 ans si elle est élue. Malheureusement, il est difficile de battre un nouveau parti dynamique comme la Coalition Avenir Québec (CAQ).



Source du logo : progresswomen.com
Images : blog.amnestyusa.org
new-poland.com

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