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LE QUÉBEC EST-IL PRÊT POUR AGIR CONTRE L’INTIMIDATION ?

Léo Paquette-Greenbaum le 17-02-2012 à 14:09


Notre premier ministre Jean Charest est sorti avec un autre de ses fameux plans d’action. Eh oui, après le plan nord vient (roulement de tambour)... un plan d’action contre l’intimidation et la violence à l’école (j’ai déjà vu pire)  !

C’est en compagnie de la vice première ministre et ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp, le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil que M. Charest a rendu publique le 12 février dernier sa stratégie L’intimidation, c’est fini. Moi, j’agis.



La stratégie concerne toute la population québécoise et se divise en quatre volets : mobiliser, communiquer, légiférer et agir. Une campagne nationale d’information d’une durée de trois ans sera mise en place, des publicités sur l’intimidation destinées aux jeunes de 10 à 17 ans seront diffusées à la télévision et sur le web les encourageant à dénoncer cette pratique.



Mme Beauchamp a procédé au dévoilement du site moijagis.com, un outil destiné aux intimidés, intimidateurs, témoins, parents et personnel scolaire. Le site présente des stratégies pour en finir avec l’intimidation. Mme Beauchamp a également l’intention de modifier la Loi sur l’instruction publique et la Loi sur l’enseignement privé.



De plus, une semaine thématique contre l’intimidation et la violence aura lieu chaque année au début d’octobre, coïncidant avec la Journée internationale de la non-violence. Il y aura aussi d’ici deux ans des activités de formation tenues annuellement dans les écoles sur les notions de civisme et de cyber citoyenneté.



Finalement, les écoles et les commissions scolaires négligentes face à l’intimidation pourront faire face à des sanctions administratives et financières.
Tout cela pour pas moins de 18 millions de dollars investis d’ici 2015  !



Cependant, malgré toutes les bonnes intentions de Mme Beauchamp, la réalité est plus dure. Souvent, des jeunes ont peur de dénoncer, car la situation pourrait empirer. Les témoins, eux, ont peur de se faire traiter de stool et dans quelques écoles, les membres du personnel ferment l’oeil ou prétendent que le problème est moins grave qu’il ne l’est en réalité.



Moi même j’ai dû faire face à de tels problèmes et je peux vous dire par expérience que parfois, la solution n’est pas évidente. De mon point de vue, ce n’est pas l’optimisme de M. Charest et de Mme Beauchamp qui fera la différence, il faudra que la population décide vraiment de passer à l’acte.



Source de l’image : montrealgazette.com

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