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OH ! FRANCHEMENT, ARRÊTE D’ÉCRIRE SUR LA GRÈVE ÉTUDIANTE !

Léo Paquette-Greenbaum le 12-05-2012 à 14:41


Je sais, c’est comme la troisième fois cette année que j’écris sur la révolte des étudiants. Je vous comprends si vous commencez à trouver tout cela un peu répétitif. Je vous promets, avant la fin de l’année, je partagerai avec vous un vidéoarticle sur comment faire sa propre poutine à la maison.



La raison pour laquelle vous lisez cet article est bien anodine : j’ai un test d’histoire qui s’en vient dans deux semaines. En lisant il y a quelques jours au sujet de la Révolution française, je n’arrêtais pas de faire des liens avec la révolte étudiante. D’où m’est venue l’idée de comparer les deux événements. Bien sûr, la Révolution française a grandement influencé l’histoire et est beaucoup plus importante que la grève et les manifestations étudiantes qui se déroulent maintenant, mais ça vaut quand même la peine d’essayer (en plus, j’aurais aussi étudié un peu pour mon examen).



Vers la fin du XVIIIe siècle, la population française souhaite des changements au sein de la société. La France est lourdement endettée et le tiers État en subit les conséquences.
Vers la fin des années 2000, les Québécois sont insatisfaits du gouvernement en place, celui de Jean Charest. Dû à l’impopularité des autres partis politiques et au peu d’intérêt des gens à se rendre aux urnes, Jean Charest et le Parti libéral restent au pouvoir. En 2008, le monde est touché par une grave crise financière. On assiste à la fermeture de plusieurs grandes entreprises et plusieurs membres de la classe moyenne se retrouvent sans emploi. Le gouvernement sort de la crise lourdement endetté.



En 2010, Raymond Bachand annonce qu’il y aura une hausse des droits de scolarité universitaires à partir de 2012 de 325 dollars par année pendant cinq ans.
Dans ce contexte économique, le tiers État trouve injuste de devoir payer une taxe aux seigneurs et à l’Église. La France est prête pour un changement
Les étudiants ne sont pas prêts à payer ce montant de plus pour ce qui est considéré, dans notre société, comme un droit. Les étudiants prennent la rue. C’est le début de plusieurs manifestations et d’émeutes qui causeront des ennuis aux policiers. Ceci mènera à la grève étudiante de l’hiver et du printemps 2012.



En 1789, le roi de France Louis XVI, dans le but de trouver une solution à la crise financière, convoque des états généraux : une assemblée de représentants des trois ordres sociaux présents à l’époque. Ce sont les premiers états généraux depuis 1614. Le tiers État propose de supprimer les nombreuses taxes imposées par le clergé et la noblesse. Leurs propositions sont refusées.
Après de nombreuses pressions sur le gouvernement, la ministre de l’Éducation Line Beauchamp décide de trouver un compromis avec les leaders syndicaux étudiants de la CLASSE, la FECQ et la FEUQ. Après de nombreuses heures de discussion, un compromis est trouvé. Celui-ci est toutefois rejeté subito presto par les étudiants insatisfaits du compromis. Les manifestations continuent.



En juillet 1789, une rumeur circule à l’effet que le roi s’apprête à envoyer ses troupes à Paris pour maîtriser la situation. Le 14 juillet, la prison de la Bastille est prise par les Parisiens.
Récemment, le maire de Montréal Gérald Tremblay a annoncé qu’il prendra de nouvelles mesures pour contrer les émeutes durant les manifestations, dont l’interdiction du port du masque. Ces nouvelles mesures concernent spécialement la révolte étudiante. Le 11 mai, des bombes de fumée sont placées dans quelques stations de métro et le service est interrompu pour quelques heures. Cet acte pourrait être lié à la révolte étudiante...



À suivre... (Eh non, je n’écrirai pas tous les évènements de la Révolution française.)



Logo de l’article : Image réalisée par Léo Paquette-Greenbaum

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