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Étude sur l’agressivité innée

ARCHAÏQUE !

Léo Paquette-Greenbaum le 21-05-2012 à 21:32


Je suis outré  ! « Pourquoi suis-je outré  ? », dites-vous. Mon petit frère  ? Non. Le cours d’éduc  ? Non. La nouvelle ministre de l’Éducation  ? Oui, mais ce n’est pas ça non plus. L’internet qui ne marche plus  ? Non.

Dans cette ère de l’information et des nouvelles, il se peut qu’on s’obstine sur des pièces d’actualité qui peuvent sembler, à première vue, anodines et sans importance (J’adore !). C’était le cas il y a environ une semaine alors que je suis tombé sur un article à l’occasion de la Fête des mères portant sur une étude sur les effets du diabète de grossesse et de l’hypertension sur l’agressivité infantile.

L’article, paru dans le quotidien La Presse, était bref, mais couvrait efficacement le sujet. Je vais vous le dire tout de suite : je ne suis pas fâché contre Mathieu Perreault, auteur de l’article, qui ne fait que présenter l’étude réalisée à l’Université d’Ottawa sans même donner sa propre opinion (d’ailleurs, qui suis-je pour remettre en question une étude de l’Université d’Ottawa !?) Je suis choqué qu’à notre époque, on soit tenté de tout mettre les problèmes des enfants sur le dos de la mère. Il manque des doigts à votre enfant ? C’est sûrement de votre faute, Madame ! Votre enfant est né un mois d’avance  ? C’est de votre faute, Madame, vous étiez trop stressée !

Mais avant de sauter à nos conclusions, regardons plus en détail l’article en question. « Nous pensons que la violence à l’école commence bien avant le primaire, explique Raymond Baillargeon (OK, OK...) Nous voyons un impact avec le diabète de grossesse dès l’âge de 17 mois. (Wo  ! Des explications s.v.p. !) À cet âge, l’influence de la télévision est minime (Il existe d’autres facteurs comme la famille, les autres enfants dans l’entourage, etc.) Il faut donc qu’il y ait des facteurs liés aux tout début de la vie, ou alors avant la naissance (Selon moi, la probabilité de facteurs prénataux influençant le comportement de l’enfant sont minimes, car avant la naissance, le comportement n’a pas encore eu l’occasion de se développer : c’est en contact avec les autres que l’enfant forgerait son caractère). »

« Nous avons vu une association statistiquement significative avec le diabète de grossesse pour deux des cinq comportements [agressifs étudiés] », continue-t-il. Ceci est un sondage et non un recensement, il est donc difficile selon moi de créer un lien entre ces deux réalités avec seulement un échantillon d’une population : il faudrait une enquête plus vaste.

En plaçant le fardeau sur le dos de la mère, on enlève une partie de la responsabilité de leurs actes agressifs aux enfants. On est au 21e siècle, franchement ! Ce ne sera pas la faute de l’enfant s’il a mordu son copain. Tout l’entourage de ces enfants influencés devra subir ou tolérer ces actes d’agressivité pendant que ces derniers, comme Guy Turcotte, sont innocents et non-responsables  !



Bonne fête des Mères  !



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