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Clonage

Un mammouth avec ça ?

Emmanuelle Marullo Masson - 1re secondaire. le 24-09-2012 à 01:08


« Les mammouths ont disparu depuis très longtemps, voyons  ! ». Nous disons tous cela, mais peut-être sommes-nous tous dans l’erreur. Suis-je folle  ? Non, pas encore les amis. Effectivement, le scientifique Hwang Woo-suk a pour tâche d’essayer de cloner un mammouth trouvé congelé à 100 mètres sous la neige.



Le controversé docteur Hwang est reconnu pour avoir réussi à cloner le premier chien en 2005. Mais évidemment, avoir le chien en chair et en os pour faire les travaux est différent que de n’avoir que les poils et les os de mammouth avec de la moelle. Sans oublier les tissus musculaires bien sûr. Le fameux mammouth a été trouvé en Yakoutie, lors de l’expédition Yana-2012, dirigée par Semyon Grigoryev. Ce dernier ajoute que le terme « cellules vivantes », si souvent mentionné lorsque l’on parle du mammouth trouvé, n’est qu’une erreur de traduction. « Nous avons vu des noyaux de cellules entiers, ce qui permet d’espérer que le clonage est possible », ajoute-t-il.



En 2011, lors d’une expédition précédente où l’on avait aussi découvert un mammouth, Corinne Cotinot, directrice du laboratoire de biologie du développement de l’Inra (Jouy-en-Josas), affirmait : « C’est irréaliste. Le taux de réussite du clonage chez des espèces domestiques comme les bovins se situe entre 5 et 10 %. Pour une espèce disparue comme les mammouths, il ne devrait pas dépasser 0,2 %. L’opération pourrait donc ne jamais aboutir et, à la fin, l’addition risquerait d’être très lourde. »



Ce que les scientifiques espèrent, c’est de réussir à implanter un embryon de mammouth dans une éléphante d’Asie. La première étape, la plus difficile sûrement, sera de restaurer des cellules en isolant des tissus avec des gènes en bon état. Il faudra ensuite transférer le noyau de cellules de mammouth dans les ovules de l’éléphante pour avoir des embryons avec un ADN de mammouth.



L’idée de cloner un mammouth de cette manière n’est pas nouvelle. Celle-ci avait été exploitée par Akira Iritani en 2011. Mais Corinne Cotinot affirme elle que : « Rien ne dit que l’ADN est intact et n’a pas subi de mutations ». Surtout, il faudrait aussi disposer d’un grand nombre d’ovocytes de femelles d’éléphants pour y implanter le noyau de la cellule du mammouth. Pour cela, il faudrait en abattre au moins une centaine, car chez cette espèce, on ne sait pas les prélever sur des animaux vivants. Supposons qu’il soit possible d’implanter un embryon, il peut y avoir trop d’incompatibilité entre les deux espèces pour qu’il soit viable. On ne sait même pas si le placenta des éléphants est adapté au mammouth. Il faut aussi connaître parfaitement le cycle des femelles éléphants pour implanter l’embryon exactement le jour où il peut se développer ». Il y a trop d’inconnues estime-t-elle.



Mais ne faut-il pas être optimiste et persévérant, même devant l’impossible, pour réussir  ? Peut-être que, dans les zoos futuristes, nous pourrons dire à nos enfants que nous étions là lorsque le premier mammouth à ouvrir les yeux depuis des millénaires est né. Une douzaine d’animaux ont été clonés à ce jour, le mammouth en fera-t-il partie  ?

Sources : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/biologie-3/d/et-revoila-le-clonage-de-mammouth_41200/ Et www.leparisien.fr/sciences/

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