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Éducation

LES EXAMENS DES RICHES

Léo Paquette-Greenbaum - 3e secondaire le 21-10-2012 à 20:56


En sixième année, j’avais le choix entre l’École internationale de Montréal, le Collège Ste-Anne de Lachine et le Collège Regina Assumpta, un choix qui aura de l’influence sur les cinq prochaines années de ma vie et peut-être au-delà de cela...



Vous savez que j’ai opté pour l’école où se trouvait la salle où je participais déjà à des concerts de piano deux fois par année. Désirant rencontrer du nouveau monde, c’était aussi, et non par coïncidence, l’école qui se trouvait le plus loin de mon ancienne école et où il y avait le moins d’élèves de celle-ci.



J’ai été très choqué d’apprendre que la nouvelle ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, avait annoncé qu’elle désirait mettre fin aux examens d’admission au secondaire pour les écoles privées qui désiraient continuer de recevoir des subventions gouvernementales. Oui, c’est beaucoup de stress. Oui, c’est beaucoup d’étude. Mais je suis convaincu qu’il y aurait au CRA bien plus d’élèves de mon ancienne école, si ce n’était des examens d’admission.



Ou bien cette mesure retardera les élèves ayant de bons résultats académiques, ou bien on classera les élèves ayant des difficultés d’apprentissage dans des groupes où ils ne pourront pas s’adapter. Des deux côtés, personne ne sort gagnant !



Je vois la logique derrière l’initiative de Mme Malavoy : rendre l’éducation supérieure au secondaire plus accessible, pour le mieux ou pour le pire, ce qui est, selon moi, un très bon principe. Cependant, les examens d’admission au secondaire privé ont existé depuis la nuit des temps dans le but de classer les élèves selon leurs forces et faiblesses académiques. Notre nouvelle ministre de l’éducation devrait plutôt se concentrer à améliorer les écoles publiques.

Sinon, le privé qui continuera d’utiliser les examens d’admission perdra ses subventions et seulement riches pourront y étudier. Le privé subventionné, lui, limitera les élèves plus forts académiquement, car ils devront ralentir le rythme pour s’adapter aux élèves moins doués.



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