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Commission Charbonneau

À MONTRÉAL ! DE LA CORRUPTION ? Vous me dites pas !?

Léo Paquette-Greenbaum le 4-11-2012 à 18:04


Hey, les amis  ! Savez-vous que Gérald Tremblay était probablement au courant de la présence de corruption dans l’industrie de la construction ? VOUS ME DITES PAS  !

OK, OK, ralentissons un peu... J’aimerais vous avertir tout de suite que je vous écris du passé. Il se peut qu’au moment où vous lisez cet article, Gérald Tremblay, le maire de Montréal, ait déjà démissionné de son poste. Si c’est le cas, je m’excuse de ne pas pouvoir prédire l’avenir.

Mais vous voulez sûrement savoir pourquoi sur la première page du Journal de Montréal du jeudi 1er novembre était écrite en grosses lettres jaunes « DEHORS  ! » au-dessus d’une image de M. Tremblay et qu’un sondage nous révélait que seulement 10 % des Montréalais supportaient leur maire ?

Ce qui s’est passé est assez simple  : depuis quelques années déjà, une partie des Québécois doutaient des capacités du maire Tremblay. Je me souviens que lorsque j’étais en sixième année, suite à la dernière élection du maire Tremblay, on se questionnait surtout à savoir si notre maire fermait l’œil sur la corruption omniprésente au Québec ou s’il était même incapable de s’en rendre compte.

Les années ont passé et le questionnement au sujet des capacités de M. Tremblay s’est estompé. Puis là, en 2012, est venue la commission Charbonneau. Plusieurs gens, comme Lino Zambito et Gilles Surprenant (M. TPS), impliqués dans l’industrie de la construction et / ou dans la mafia sont venus témoigner. Ces témoignages ont mis en lumière le détournement du processus d’octroi des contrats organisé par la mafia dans l’industrie de la construction.

Déjà, les gens se sont remis à questionner les capacités des maires de Montréal et de Laval. Ça allait mal  ! Quelque temps après, le maire de Laval, Gilles Vaillancourt a annoncé qu’il allait se retirer temporairement de son poste à cause de raisons médicales. La même journée, Gérald Tremblay a également annoncé qu’il ne se présenterait pas pour le poste de maire de Montréal lors des prochaines élections municipales.

Cependant, ces actions n’ont pas réussi à apaiser le doute et même la colère des citoyens.

Mais le paroxysme a été atteint lorsqu’un nouveau témoin à la commission Charbonneau, Martin Dumont, un ex-membre du parti d’Union Montréal, le parti de Gérald Tremblay, a directement mis le maire en cause. Il a déclaré pendant son témoignage du 30 octobre que M. Tremblay était au courant de la corruption qui se déroulait à l’hôtel de ville et qu’il s’est volontairement mis la tête dans le sable. Dumont a expliqué que lors d’une réunion avec l’agent officiel du parti et M. Tremblay, la double comptabilité (donc des dons illégaux) du parti aurait été mise sur la table. M. Tremblay aurait alors dit qu’il ne désirait pas entendre parler de cela, bref qu’il ne voulait pas être au courant.

La commission Charbonneau nous a appris peu de nouveau sur la corruption au Québec  : on savait depuis bien longtemps qu’il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond dans l’industrie de la construction et on savait aussi que construction, corruption et mafia venaient ensemble plus souvent qu’autrement. Hon, vous me dites pas ! Malgré cela, la commission Charbonneau nous a révélé que Gérald Tremblay n’était pas l’innocent, le con au courant de rien comme il faisait mine de l’être, mais plutôt l’autruche qui cache sa tête dans le sable.

Après 11 ans, il est à peu près temps de changer de maire…

Logo de l’article : image réalisée par Léo Paquette-Greenbaum

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