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Union libre

AMOUR, ARGENT ET UNION LIBRE

Léo Paquette-Greenbaum - 3e secondaire le 4-02-2013 à 00:28


Plusieurs cultures jugent que c’est nécessaire d’exprimer son amour envers quelqu’un par une procédure civile et parfois religieuse que l’on nomme le mariage. Est-ce nécessaire pour assurer la fidélité  ? Est-ce une étape à travers laquelle on doit passer dans la vie  ? Je ne le crois pas  ! Et c’est ainsi pour environ le tiers des couples au Québec, contre seulement 12 % dans le reste du Canada.

C’est pourquoi le jugement du cas de Lola contre Éric à la Cour suprême était tant attendu par les Québécois et les Québécoises. Le jugement en question aurait eu un impact sur le régime québécois des pensions alimentaires et du partage du patrimoine familial.

Lola a affronté Éric pour que ce dernier lui verse une pension alimentaire pour elle-même et lui remette une part du patrimoine familial. Au cours de leur relation, Éric et Lola ont vécu en union libre et ont eu trois enfants. Bien sûr, les prénoms du couple en question sont fictifs, mais on sait qu’Éric est un homme d’affaires québécois multimillionnaire et qu’il avait convenu de verser une pension de 400 000 dollars par année pour les enfants et a permis à Lola de vivre dans sa maison luxueuse de 2,5 millions de dollars tout en acceptant de payer le salaire de quatre domestiques.

Vous savez probablement de qui je parle quand je mentionne le cas d’Éric et Lola (après tout, le nombre de multimillionnaires au Québec est quand même limité) et que leur cas est tout à fait exceptionnel. Il est à peu près temps de vous mentionner que le jugement a été rendu la semaine dernière et que Lola a perdu sa cause contre Éric. Ainsi, aucun changement n’a été apporté au régime des pensions alimentaires et du partage du patrimoine familial.



Heureusement, la Cour suprême a jugé que le statut légal de l’union libre demeura intact et différent de celui du mariage. Le cas d’Éric et Lola est surtout pertinent pour les couples ayant des enfants où un des parents cesse de travailler pour rester à la maison afin de s’occuper des enfants. Cependant, ce mode familial traditionnel devient de plus en plus rare en 2013. L’union libre devrait demeurer un choix où un couple décide de vivre ensemble sans contraintes économiques. De plus, je ne vois pas l’utilité des pensions alimentaires dans une société où l’éducation nécessaire pour se procurer un travail est gratuite (et où l’un des parents n’est plus socialement obligé de rester à la maison pour s’occuper des enfants).

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