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MOURIR À 16 ANS. TUER À 12 ANS.

Léo Paquette-Greenbaum le 16-02-2013 à 18:59


Mon petit frère vient juste de fêter ses 13 ans. C’est vrai qu’il ne manque jamais l’occasion de m’achaler,, mais je l’adore quand même et je sais que malgré le fait qu’on ne cesse de se quereller, mon frère ne voudrait jamais me faire du mal. Tous ceux qui possèdent un frère ou une sœur savent que les relations peuvent parfois être tendues et il peut nous arriver de dire en blaguant : « Aaaaaah ça me tente le/la tuer !!! » Réellement tuer son frère ou sa sœur est toutefois une histoire complètement différente.

Quand on apprend en lisant les journaux qu’un adolescent de 12 ans aurait entraîné la mort de son frère de 16 ans à l’aide d’un fusil, notre première réaction est évidemment le choc. On parle d’un garçon de première secondaire qui aura 13 ans le mois prochain. Mon frère est lui aussi en première secondaire et pour moi, 12 ans ça reste quand même un âge relativement innocent !

Ma deuxième réaction : combien de temps encore avant que notre très cher Stephen Harper ne remette en place le registre des armes à feu  ? La tuerie au Connecticut en décembre dernier était un parfait exemple des conséquences d’un trop faible contrôle des armes à feu. Combien d’autres cas semblables à ce dernier devront avoir lieu avant que notre gouvernement fasse quelque chose ?

Le drame en question s’est passé un lundi soir, vers l’heure du souper. Les deux frères étaient chez leur mère qui était absente lors de l’évènement. Un projectile de l’arme de poing a atteint la tête du frère aîné. L’adolescent a ensuite appelé le 911 pour signaler l’incident. Ce dernier fait maintenant face à une grave accusation d’homicide involontaire.

Pour l’instant, la provenance de l’arme et les intentions de l’adolescent restent inconnues du public. Le jeune a été placé dans un centre pour jeunes en attendant la suite des procédures. Il a pu quand même, sous la surveillance de deux gardiens, assister aux funérailles de son frère. Pendant sa courte comparution au tribunal, l’adolescent n’a pas regardé une seule fois ses parents.

Dans la société nord-américaine du 21e siècle, nous devons comprendre que nous sommes exposés par les médias à la réalité des armes à feu à partir d’un très bas âge. Les journaux, la télévision, les films, les jeux vidéos, l’école, tout nous rend conscient très tôt dans la vie des conséquences des armes à feu. Corrigez-moi si vous le pouvez, mais je crois que vous avez tous appris que tirer sur quelqu’un pouvait entraîner la mort de cette personne, une conséquence irréversible, bien avant de fêter vos 12 ans.

Après avoir entendu parler du drame, j’étais moins surpris d’apprendre que le même adolescent moins de trois semaines avant la mort de son frère aurait commis un vol à main armée avec la même arme, chargée, avec l’aide d’un autre jeune de 15 ans. Pensez-vous que le jeune ne savait pas ce qu’il faisait, qu’il n’était pas au courant du fonctionnement de son arme  ? Moi non plus  ! Il aurait aussi dérobé une automobile avec l’aide de cette arme. Ces nouvelles informations auront sans doute une influence sur le procès du jeune.

Puisque le tribunal des jeunes fonctionne à un rythme beaucoup plus rapide que le tribunal des adultes, nous devrions connaître sous peu le verdict du procès. Mais quelles seront les sanctions imposées au jeune  ? Ça, c’est un tout autre débat  !











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Image réalisée par Léo Paquette-Greenbaum

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