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LA « FEMME SINGE » REPOSE EN PAIX

Roxanne Ocampo Picard - 5e secondaire le 16-02-2013 à 18:43


153 années après sa mort, la « femme la plus laide au monde » peut enfin reposer en paix grâce à Laura Anderson Barbata, une artiste mexicaine qui milite depuis huit ans pour que la « femme singe » reçoive des funérailles dignes de ce nom.

Julia Pastrana, qualifiée de « lien entre l’humanité et le règne des orangs-outangs », est née en 1834. Elle souffrait d’hypertrichose, un dérèglement hormonal engendrant une pilosité extrême. En plus d’être une indigène haute de 1 m 34, elle avait deux rangées de dents et des oreilles proéminentes. Son aspect particulier attirait les foules et un Américain du nom de Theodore Lent a vu son potentiel. Sa mère la lui a vendue pour qu’il en fasse une bête de cirque. Il l’a épousée et l’a ensuite exhibée dans des foires aux quatre coins du monde. Elle était tout de même une femme talentueuse capable de danser et de chanter en plus d’avoir une apparence sortant de l’ordinaire.

Elle est décédée prématurément à Moscou à l’âge de 26 ans suite à des complications lorsqu’elle a donné naissance à un garçon. Son fils n’a malheureusement pas survécu non plus. Son mari et agent les a donc embaumés et a continué à exposer leurs corps à travers le monde des décennies après leur décès. En plus, il s’est remarié avec une autre femme barbue qu’il faisait performer auprès des dépouilles.

Au début du XXe siècle, son cadavre a abouti entre les mains d’un entrepreneur norvégien qui l’a présenté dans un musée des horreurs. Ensuite, ses restes ont été acquis par l’Université d’Oslo qui a accepté, après des décennies d’entreposage, de les rendre à Mme Barbata qui s’est battue si longtemps pour qu’elle soit enterrée convenablement. Le corps momifié de Julia Pastrana a enfin été rapatrié en sol mexicain le 12 février 2013. La « femme singe » est donc de retour dans sa terre natale et elle aura au moins droit à une mort digne, à l’inverse de sa vie.

















Source de la photo :
http://guanabee.com/media/uploads/julia_pastrana_bear_woman_apewaman_small.jpg

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