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Mourir à domicile

UN PROBLÈME DE RICHES

Léo Paquette-Greenbaum - 4e secondaire le 16-01-2014 à 17:22


Je vous retourne encore avec un autre article sur la mort, illustrant cette théorie qu’entre 2013 et 2014, ce n’est pas les gens qui changent, mais les choses qui changent et que jusqu’à présent, les choses n’ont pas changé. Résolutions J.E. pour la nouvelle année : écrire un peu plus coloré, choquer un peu plus...

Bon. Cet article concerne le récent débat autour de la possibilité de mourir dans sa propre maison. Une étude a démontré que la majorité des Québécois désirent recevoir des soins à domicile au lieu de mourir dans un lit d’hôpital. Pourtant seulement 10 % d’entre eux voient leur vœu se réaliser dû au manque de personnel dans le domaine des soins palliatifs à domicile.

Pour un programme dans l’arrondissement de Verdun, le budget accordé aux soins à domicile pour des personnes atteintes d’une maladie terminale est de 900 000 $, soit la moitié du coût pour soigner le même nombre de personnes à l’hôpital. Non seulement ce service est désiré par la majorité des Québécois, mais ce dernier serait aussi profitable pour le gouvernement.

Malheureusement, ce n’est pas pour demain : 40 % des médecins de famille québécois ne pratiquent qu’à l’hôpital. Reste à former plus de médecins spécialisés pour ce type de soins.

Mon point de vue : c’est un gaspillage de temps. Tu vas mourir ! Quelle différence ça fait si tu passes tes dernières semaines chez toi ou dans un hôpital ? Et ce, peu importe tes croyances. Tu crois au Paradis : que vont faire quelques semaines de souffrance à la maison ou en-dehors de votre maison en comparaison de votre séjour éternel parmi les anges ? Vous croyez à la réincarnation : vous ne vous en souviendriez même pas ! Vous croyez au néant : et bien quel est l’effet de ce peu de temps sur une vie, qu’elle soit bien vécue ou pas ?

Le débat autour des soins palliatifs à domicile n’est qu’un autre exemple des frivolités de notre société aisée. Avant, on ne se plaignait pas si on allait mourir dans un hôpital. On se contentait des soins que l’on recevait… si l’on recevait des soins !

À ma mort hypothétique d’une maladie terminale, je ne veux rien de tout ça ! Je ferai jouer Both Sides Now de Joni Mitchel en continu et je ferai en sorte que ça se termine avec un peu d’humour et une touche de burlesque !

Chanson de la semaine : Royals de Lorde

Logo de l’article : tumblr.com

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