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Les Jeux olympiques en valent-ils la flamme ?

Emmanuelle M. Masson - 2e secondaire le 16-02-2014 à 17:13


Énigme de la semaine : Mélanie a une jeune sœur. Malheureusement, celle-ci est morte récemment et Mélanie doit donc aller aux funérailles. Au salon funéraire, elle croise un beau jeune homme, un vrai coup de foudre ! Cependant, elle oublie de lui demander son numéro et n’a donc aucun contact avec lui. Quelques jours plus tard, Mélanie tue sa propre mère ! Quel était son motif ?

Bonjour chers lecteurs ! Alors, à tous ceux qui ont fait une sortie hier, vous êtes- vous amusés ? J’espère que vous avez pu célébrer la St-Valentin comme il se doit ! Aujourd’hui, nous sommes le troisième samedi du mois… vous savez probablement ce que cela veut dire ! J’aimerais aborder la question controversée des Jeux olympiques.

« Les Jeux olympiques en valent-ils la chandelle ? », voilà la question que le journal La Presse s’est posée durant l’année 2012. Plus précisément en ce qui concerne les coûts liés aux Jeux. Neuf avis de lecteurs ont été publiés en marge de cet article, les voici résumés. Jean Gouin affirme que l’on ne veut pas et que l’on ne peut pas manquer ce spectacle malgré les coûts engendrés. « Ils sont une bouffée d’air frais alors que 20 jours durant je serai, comme bien d’autres d’ailleurs, rivé à mon écran plasma ». Selon lui, les Jeux en valent la chandelle : autant pour la joie (que pour la déception parfois), pour voir les records des athlètes, pour être tenu en haleine devant leurs exploits en compagnie de millions d’autres spectateurs. « Un hymne à l’espoir pour tous les peuples de la Terre », dit-il. Malgré quelques réticences à propos des Jeux olympiques, la lectrice Mélanie Dugré ajoute que c’est le moment de saluer les athlètes : leurs sacrifices, leurs rêves d’enfance, les années d’entraînements, les défis à relever. C’est le moment de témoigner notre fierté à leur égard. Les Jeux olympiques, bien gérés, peuvent générer beaucoup de profits selon elle.

Il ne faut pas oublier non plus le sentiment de fierté que le pays hôte ressent : très souvent, une solidarité s’établit entre les habitants du pays choisi. Cela leur permet de se faire valoir auprès des autres pays, de jouer dans la cour des grands, leur pays étant automatiquement connu mondialement. Le pays se doit aussi d’honorer les valeurs olympiques tout en réalisant un grand projet. Cela apporte aussi beaucoup de tourisme et offre une période de trêve à tous les pays du monde. En allant aux Olympiques, tous nos représentants respirent le même air et cela nous rappelle que nous sommes tous des humains, des frères et des sœurs. Quel enfant n’apprend pas la détermination, la force, le courage, la fraternité ou la fierté en regardant les Jeux olympiques ?

Mais il n’y a pas que des conséquences positives. Ai-je parlé « d’honorer les valeurs olympiques » plus tôt ? Il suffit de me rappeler ce qui se passe à Sotchi en ce moment pour me contredire moi-même ! « Nous nous considérons comme des gens normaux, conformes aux standards. Chez nous, les hommes vivent avec les femmes, et les femmes avec les hommes, c’est historique. En Russie, nous n’avons jamais eu ce genre de problèmes et nous n’en voulons pas à l’avenir. » C’est ce qu’affirme la Russe Yelena Isibayeva. Où sont la paix, la justice, l’épanouissement de l’être humain et le respect lorsque le pays hôte passe une loi homophobe ? Où est la trêve que tous espèrent voir dans les Jeux olympiques lorsque les tensions à saveur politique ou idéologique s’affrontent ? En lisant quelques avis, j’ai été dégoûtée : plusieurs affirment qu’il faut se débarrasser du « fléau qu’est l’homosexualité ». La lectrice Jana Havrankova affirme : « Je rêve des Jeux sans menace de violence, sans marchands agressifs, pour et par les athlètes non dopés, dans un monde pacifié. » C’est sans parler de l’orgueil que les pays hôtes semblent ressentir, car chaque organisateur veut dépasser son précédent et offrir un meilleur spectacle. Cela réjouit les médias et les spectateurs, mais rappelons-nous cette époque où, pour exister, les Jeux olympiques n’avaient pas besoin de milliards de dollars présenter une cérémonie inoubliable. « Après tout, nos jeunes athlètes ne demandent qu’à performer dans une compétition sportive internationale de haut calibre et non pas à faire partie intégrante de ce gigantesque spectacle médiatique que sont devenus les jeux modernes », affirme de son côté le lecteur Jean Bottari.

Plusieurs comités anti-Olympiques existent déjà, en particulier celui d’Annecy en vue des JO de 2018. Celui-ci présente ses arguments autant du côté économique qu’écologique, en passant par les arguments politiques. Je vous invite à aller voir leur site, une excellente référence : (http://www.comiteantiolympiqueannecy.com). Concernant les bénéfices économiques, il faut se questionner : dépasseront-ils vraiment les sommes investies pour construire les stades et les infrastructures ? Lorsque les Jeux seront passés, ces constructions seront-elles vraiment encore utiles ou laissées à l’abandon ? Le tourisme dans cette région sera-t-il vraiment profitable ou les résidents seront-ils plutôt évacués au second plan ? Et si le succès s’avère, il faudra construire encore et encore, augmentant du coup la pression sur l’environnement.

Personnellement, je crois que les Jeux olympiques ont perdu quelque chose d’important en cours de route, et que personne ne s’est arrêté à réfléchir sur le moyen de le récupérer. Où est donc l’esprit de fraternité lorsque tout le monde se demande qui est dopé, lorsqu’on s’attarde davantage à l’inutile qu’à regarder par exemple un athlète canadien gagner une médaille d’or ? Où est passée l’envie de regarder les Jeux plutôt que de les boycotter en guise de protestation ? Cela conclut l’article de cette semaine. Bonne semaine ! Rendez-vous jeudi prochain pour un autre match d’improvisation en soirée !

Réponse à l’énigme : Mélanie espérait revoir l’homme en question.

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