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BEIGE PRÉSIDENTIEL

Léo Paquette-Greenbaum le 8-09-2014 à 13:46


Bonjour chers lecteurs, et bienvenue à l’édition 2014-2015 du JE ! (Venez voir l’article d’Emmanuelle M. Masson pour vous mettre à jour sur toutes les nouveautés de cette année.) En cette dernière année de ma collaboration, vous pourrez faire le point avec moi dans le but de comprendre l’obscure histoire derrière les nombreuses actualités géopolitiques. Commençons en douceur avec une courte histoire insolite venant de nos voisins du Sud.

Récemment, l’homme le plus puissant de la planète s’apprêtait à dévoiler au public ses intentions concernant les plus récents enjeux militaires des États-Unis. Pour Barack Obama, le discours public avait toujours été maîtrisé avec finesse. Toutefois cette fois-ci, du moment qu’il apparût devant les caméras pour s’adresser à la nation, toute l’importance de son message a été complètement occultée.

Tous étaient tournés non pas vers ses paroles, mais plutôt obnubilés par le veston du président. Le complet d’une couleur beige (ou « taupe » en anglais) aussi démodée que sa coupe devint l’objet de quolibets qui ne tardèrent pas se propager comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Ces remarques allaient d’absurdes comparaisons à d’obscures références datant du dernier siècle. Tous semblaient avoir oublié la lourde signification de son message, lui habituellement connu pour ses tenues sobres et élégantes.

Peut-être oserais-je aller dans les terres houleuses de la théorie de la conspiration en mentionnant que le président a su tirer profit de cet étrange choix vestimentaire. En fait, peu se sont réellement concentrés sur l’ambiguïté et le contenu controversé de son discours.

En effet, durant son bref speech, Obama a clairement présenté ses intentions de continuer d’envoyer des missiles aériens en Irak dans le but de protéger l’Amérique du groupe extrémiste ISIS (état islamique d’Irak et de la Syrie) responsable de l’exécution de deux journalistes américains. Cependant, le président a avoué plus tard, lors de la période de questions, que son équipe et lui n’avaient pas encore de stratégie face à l’ISIS. Ensuite, Obama a souligné qu’il se rangeait du côté des Ukrainiens dans la récente montée de tensions armées entre ce pays et les pro-Russes. Pourtant, le chef d’État américain a également mentionné qu’il n’enverra aucun soutien militaire dans cette région.

Peut-être n’était-ce pas seulement le veston... Je crois que malgré toute l’attention médiatique que reçoivent des pays comme l’Irak, ou le Moyen-Orient en général, il reste un sentiment d’incompréhension quant aux causes profondes derrière ces conflits. C’est de cela que je veux traiter cette année. Faire mes propres recherches, apprendre ce que mon cours d’histoire ne m’a jamais enseigné. Prochaine semaine, justement, l’Irak, berceau de la civilisation : son histoire de l’Antiquité à nos jours. Car il est à souhaiter qu’avec un peu plus de contexte, on s’intéresse davantage au contenu qu’au contenant, aussi beige soit-il !

Il est temps de dire au revoir à mes chansons hebdomadaires pour laisser place à de petits plaisirs moins spécifiques : les obsessions de la semaine.
Obsession de la semaine : Le film Boyhood.

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