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Livre vs film : une lutte à finir

Emmanuelle M. Masson - 3e secondaire le 17-10-2014 à 00:15


Énigme de la semaine : On a calculé que le 1er janvier 2020 sera un vendredi 13. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Bonjour tout le monde ! Alors, comment allez-vous ? Quelle semaine mouvementée ! Après avoir finalement appris que mon nom en mandarin signifiait « Cheval de l’amour » (ài = Aimer et Mǎ = cheval, donc àimǎ), puis avoir appris qu’il signifiait en fait « Jade » et avoir couru les boutiques d’accessoires avec ma mère pour trouver ce qu’il fallait pour fabriquer mon costume de Zelda, je peux enfin souffler et écrire mon article ! Jusqu’à vendredi soir, je ne savais pas trop quel serait propos. Puis, en regardant le film « Nos étoiles contraires » et en me plaignant que des scènes et des répliques du livre manquaient à l’appel, j’ai eu une idée ! La question de la semaine est : un bon livre devient-il plus souvent un mauvais ou un bon film ?

Je sais que le choix de sujet peut paraître surprenant alors que, je l’avoue, je n’ai lu ni Harry Potter ni Le Seigneur des Anneaux. Mais ne me lancez pas de pierres ! J’ai quand même lu toute la série « Aurélie Laflamme » ainsi que « Nos Étoiles Contraires » samedi dernier. Le problème, quand on lit un livre et qu’après on regarde le film, c’est qu’il devient impossible de se concentrer ! En regardant justement le film « Nos Étoiles contraires », je n’arrivais que très peu à me concentrer sur certains aspects. J’attendais avec impatience certaines répliques, certaines réactions, et j’ai été déçue. Un certain personnage me paraissait très méchant dans le livre, mais dans le film, je l’ai seulement trouvé très stupide. J’attendais certaines scènes et certaines répliques à la fin, mais elles ne sont pas venues. Certaines émotions que j’aurais dû ressentir, je ne les ai pas ressenties, car je me demandais pourquoi on avait coupé certaines choses ou certains faits intéressants (comme par exemple l’ascenseur au début du livre). Ça et le fait qu’à chaque deux minutes, le public maison y allait de ses commentaires : « Elle va mourir, là, elle va décompenser » après qu’Hazel ait monté de nombreux escaliers. Cependant, je dois dire que le film était quand même très bon. J’ai aussi peut-être lu le livre trop vite étant donné que je n’ai pas eu besoin de sécher les quelques larmes que j’aurais dû avoir. Ou peut-être est-ce simplement qu’il est difficile de pleurer à la lecture d’un livre ?

Quant au film d’Aurélie Laflamme, je préfèrerais presque ne pas en parler. J’ai vu le film il y a longtemps, mais je me souviens encore de ma déception. J’ai lu toute la série que j’avais adorée. Lorsque le film est sorti, je l’ai écouté. Et je me suis arraché quelques cheveux (pas trop, quand même) de la tête. Beaucoup de critiques s’entendent pour dire que les deux films dont je parle sont merveilleux : serait-ce donc moi le problème ? Suis-je trop exigeante, trop perfectionniste ? Je ne suis pas réalisatrice, on ne peut donc pas me demander de faire un film pour me prouver que c’est difficile de bien l’adapter. Mais pour ceux qui gagnent leur vie à réaliser des films, par pitié, respectez le livre !

Lorsque les auteurs travaillent aussi sur le scénario, ça peut aider au respect de l’œuvre. Mais dans ce cas, pourquoi certaines œuvres sont-elles quand même maltraitées ? Quand on écrit un livre et qu’on nous annonce qu’il va devenir un film, un auteur peut vouloir modifier son œuvre, en couper, en rajouter et tout… mais en faisant ça, il peut enlever ce que les gens aimaient et rajouter des scènes inutiles. Quand on aime un livre, on aime le livre et ce qu’il y a dedans, et on s’attend à le retrouver dans le film. L’auteur croit parfois à tort que les gens aimeront tout ce qu’il écrira, et fera une deuxième version complètement différente, car après tout, « c’est son histoire ».

Mais parfois, tout le problème repose sur ce mot : « adaptation ». Lorsque l’auteur ne participe pas à l’adaptation du livre au grand écran, les scénaristes, le réalisateur et parfois même ceux qui le produisent présentent leur propre vision et changent des choses. Ils veulent par exemple raccourcir les scènes qu’eux n’ont pas aimées ou ont trouvé inutiles. Ils se préoccupent de ce qui est important pour eux. Plutôt que de prendre plus de temps pour tourner deux scènes, ils en font une seule, par exemple. C’est leur propre vision et non celle de l’auteur, et c’est pour ça que les lecteurs qui ont adoré le livre détestent parfois le film. Ils perdent la vision unique qu’ils avaient aimée, et ne retrouvent qu’une partie du texte, quelques décors en carton et des scènes manquantes.

Toutes ces erreurs rendent la concentration assez difficile. Je ne parle pas ici de tous les films, mais bien de ceux dont le travail a pu être bâclé ou très mal adapté. Quand on regarde une adaptation de deux heures, on s’attend à mieux et à plus de fidélité face à l’œuvre originale. Mais parfois, le problème, ce n’est pas le film : ce sont simplement nos propres attentes. On attend trop du film ou d’un personnage, on s’attend à ce qu’il soit comme on l’avait imaginé en lisant. C’est peut-être mon cas.

Bref, petit article un peu décousu cette semaine. Il faut dire que si on entend davantage parler des mauvaises que des bonnes adaptations, c’est sûrement parce rien ne sera jamais parfait et qu’il manquera toujours quelque chose d’important à nos yeux. Mais ce qui est sûr quant à moi, c’est que si un jour l’un de mes livres devient un film, je n’en démordrai pas pour que tout soit selon ma propre vision ! Mes héros comme Sophie, Anaëlle ou Razan n’auront pas à s’en faire quant à leur histoire ! Allez, bonne semaine à tous, on se reverra peut-être à Secondaire en spectacle... si j’arrive à retenir mon texte pour les auditions !

Réponse à l’énigme : C’est impossible. Comment le 1er du mois pourrait aussi être le 13 de ce même mois ?

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