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Ton devoir est de faire des devoirs !

Emmanuelle M. Masson - 3e secondaire le 31-10-2014 à 13:23


Bonjour tout le monde ! Alors, comment allez-vous ? Personnellement, je commence à ne plus savoir où donner de la tête entre les devoirs, les études, le costume d’Halloween, la cage des hamsters à laver, le journal et tout le tralala que je suis censée faire. Cependant, comme je n’ai pas fait d’article la semaine dernière, je me devais d’en faire un cette semaine ! Cependant, pas de sujet compliqué : nous allons simplement reprendre le thème d’un débat. Alors, pour ou contre les devoirs au primaire ? Le sujet tombe bien, puisqu’actuellement, vous êtes peut-être en train de vivre une terrible légende pour nos petits enfants en faisant vos devoirs ! Imaginez les histoires d’horreur dans une cinquantaine d’années : « Dans mon temps, mes petits, nous n’avions pas de PS543, non, nous avions des devoirs ! » « Mais papi, c’est quoi des devoirs ? » « C’est du travail de l’école que tu faisais à la maison, cher iRobert. Dans mon temps aussi, il n’y avait pas de « i » devant les prénoms, et les livres étaient faits avec des arbres morts. » Quelle terrible époque nous vivions. Allons-y pour l’article !

POUR
J’ai lu un article de Stéphane Laporte, dans La Presse, où il donne son opinion à propos des devoirs. Je vous recommande de le lire. C’est assez intéressant. J’ai décidé d’en publier un extrait ici même : « Tant pis, si j’ai l’air rétrograde, mais je pense que les devoirs auront toujours une grande utilité. Ne serait-ce que pour faire réaliser à l’élève que l’école, ça ne finit jamais. Que nous sommes toujours en train d’apprendre. Qu’on peut toujours approfondir notre savoir. Un devoir, c’est apporter un morceau d’école, dans notre chambre, dans notre vie. Et quand on le rapporte terminé, le lendemain en classe, on rapporte un moment de notre chambre, de notre vie à l’école. Il y a un sentiment qui vient avec ça, qu’il importe de connaître, dès son jeune âge, le sentiment du devoir accompli. Ça peut mener loin. » De plus, comme il le précise dans son article, certaines études auraient été menées et suggèreraient que les devoirs amènent plus de stress que d’aide à l’apprentissage. Pourtant, chers lecteurs, n’avez-vous rien retenu des devoirs que vous avez faits au primaire ? Il ne faut pas croire que les devoirs, avant le secondaire, ne servent à rien, et ce peu importe les études publiées. Seulement, de nos jours, le problème est que les enfants ne cherchent plus. Une question ? « Allez ! Papa va t’ouvrir l’ordinateur et te connecter sur Wikipédia, tu n’as qu’à réécrire ce qui y est écrit. » En plus de cela, faire des devoirs en soirée permet à l’enfant d’apprendre à organiser son temps de manière plus efficace : après tout, l’horaire est presque déjà fixé. On se lève le matin, on se prépare, on va à l’école, on revient de l’école avec maman, heure du souper fixe, puis heure du dodo fixe. Mais les devoirs, c’est la responsabilité de l’élève (M. Antoun est une source d’inspiration même pour le journal étudiant !) C’est à l’enfant de les planifier au mieux et d’organiser son temps pour les faire. Dans le fond, il va acquérir une discipline dès ses premières années : imaginiez le stress d’arriver en 1re secondaire et d’avoir des devoirs alors qu’on n’en avait jamais eu !

C’est en pratiquant qu’on s’améliore, c’est bien connu ! Le seul problème, c’est que certains ne sont pas du tout pédagogues : ils n’encouragent pas la recherche et n’encouragent l’enfant qu’à noircir des pages pendant une demi-heure, écrivant sans cesse les mêmes règles, les mêmes chiffres. Les devoirs trop longs amènent les jeunes à ne pas aimer l’école, à la détester et à prier pour que samedi arrive, journée souvent considérée comme sans travail et sans obligation. Après tout, même au secondaire, les devoirs de plus d’une heure sont ennuyants et découragent tout le monde !

CONTRE
Les enfants stressent déjà bien assez à l’école, ils n’ont pas besoin de ramener le stress à la maison ! Surtout avec les activités parascolaires qui sont accessibles et favorisées. Comment trouver le temps d’aller faire les cinq heures d’activités physiques de Robert si celui-ci est trop occupé à apprendre comment conjuguer ses verbes ? Peut-être qu’à la place de fabriquer des boules de Noël faites de colle et de carton, les enfants pourraient prendre le temps de faire leurs devoirs tous ensemble, en harmonie et avec beaucoup d’amour et d’entraide mutuelle. Cela leur permettrait de développer des valeurs de groupe, de cibler les difficultés et de résoudre les problèmes ensemble. Après tout, le professeur au primaire doit encadrer ses élèves : comment le peut-il s’il les envoie faire leur travail tout seuls chaque soir ? Les parents et les enfants ont mieux à faire ensemble que de plancher sur des devoirs toutes la soirée. La mère, le père et le jeune Robert conjuguent des verbes alors qu’ils pourraient plutôt s’amuser à jouer à un jeu vidéo éducatif. Pourquoi ne pas réduire les devoirs au primaire pour ne garder qu’une période de lecture intégrant les notions importantes ? Enlever du stress, augmenter le temps libre, augmenter la complicité avec les enfants et leur apprendre que l’école, ne n’est pas si déprimant que ça.

De plus, il ne faut pas oublier que lorsqu’il est fatigué de faire des devoirs, petit Robert les bâcle ou ne les fait pas. Le lendemain, le professeur le gronde et lui fait tout recommencer durant la récréation. Les devoirs deviennent un synonyme d’ennui et de punition, doublés d’un sentiment d’injustice. Le professeur, s’il ne garde pas son élève durant la récré, lui dira de faire ses devoirs manqués le soir… ce qui doublera son temps de travail. Le lendemain, notre ami revient à l’école avec des devoirs faits par ses parents : le professeur est content, Robert n’a rien appris, mais le système marche ! Les devoirs ont été faits, youpi !

Pour conclure, j’aimerais juste préciser que si on s’en tenait à certaines personnes, on arriverait en 1RE secondaire et on porterait tous l’uniforme, on aurait nos premiers examens avec de vraies notes et on découvrirait les devoirs, sans oublier bien sûr les horaires plus complexes, les changements de classes, les pauses chargées et les nouvelles amitiés. « Améliorons le système », qu’ils disent, « Mettons moins de stress sur les épaules de nos jeunes », qu’ils disent !

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